Afrique que dans les autres parties dumonde. Ceux des pays septentrionaux émi-grent à l’approche de l’hiver vers des cli-mats plus doux. Les espèces que l’on ren-contre en France habitent, dans la bellesaison, nos Alpes et nos Pyrénées .
Peu de familles naturelles d’Oiseaux sontmieux caractérisées que celle des Vautours.La configuration de leur bec, celle de leurspieds, leur port, leurs habitudes et leursmœurs , établissent entre les espèces unrapprochement parfait, en même temps queces caractères les séparent nettement desautres Rapaces diurnes. Aussi Linné , qui ,dans les premières éditions de son Syslemanaluræ , avait placé ces Oiseaux dans legenre Falco , se hâta-t-il d’adopter le dé-membrement des Vultur proposé par Mœh-ring; mais la division admise par Mœhrlnget Linné a subi depuis de nombreuses modi-fications. Storr, en 1790 , en détacha lesGypaètes ; llliger, dans son Prodromus pu-blié en 1811 , forme à ses dépens le genreCalharles , auquel il réunit les Gypaetos deStorr; M. Temminck , tout en adoptant lesgenres Vultur , Gypaetos et Calharles , pro-posa pour ces derniers deux sections géo-graphiques : l’une pour les espèces propresà l’ancien continent, l’autre pour celles dunouveau monde ; c’est d’une partie de cesdernières que M. Duméril a fait son genreSarcoramphus , genre supprimé par G. Cu-vier, qui, à son tour, a admis générique-ment, sous le nom de Percnopterus etCalharles , les deux sections géographiquesindiquées par M. Temminck . Enfin Savignyet G.-R. Gray ont encore augmenté le nombre des coupes génériques : le premier enprenant le Vull. fulvus pour type de songenre Gyps; et le second en faisant du Vult.auricularis , espèce que quelques auteursdonnent comme synonyme du Vult. fulvus ,le type de son genre Ologyps. Toutes cescoupes contribuent à former aujourd’hui lafamille des Vulturidées. Les Catharies et lesGypaètes ayant fait le sujet d’articles àpart (voy. ces mots), nous n’aurons à nousoccuper que des Vautours proprement dits,des Sarcoramphes et des Percnoptères , divi-sions que nous adoptons.
I. VAUTOURS PROPREMENT DITS.
( Genre Vultur Mœhr. ; Gyps et ÆgypiusSavig. )
Bec gros et fort ; narines obliquementpercées en dessus; tête et cou sans plumes,recouverts d’un duvet très court ; cire simpleet nue.
Toutes les espèces de cette division appar-tiennent à l’ancien monde. L’Europe enpossède trois ; les autres se trouvent enAfrique et en Asie .
Le Vautour arrian , V. cinereus Linn.(BufT., pl. enl 425), V. niger Vieill. Trèscommun sur la chaîne des Alpes et des Py-rénées , en Turquie , dans l’Archipel grec,dans les montagnes de la Silésie et du Ty-rol, "â Gibraltar, en Égypte et dans unegrande partie de l’Afrique . —Type du genreÆgyptius Sav.
Le Vautour fauve, V. fulvus Lin. (Bufl\,pl. enl . , 426), Gyps vulgaris Sav . Deshautes montagnes et des vastes forêts de laHongrie, du Tyrol, de la Suisse, des Pyré-nées, du midi de l’Espagne et de l’Italie. _
Type du genre Gyps Sav.
Quelques auteurs distinguent de ce der-nier le Chasse-fiente de Levaillant ( Ois.d’Afr., pl, 10), Oiseau qui ne serait point,d’après Ruppell, le même que le Chasse--fiente de Kolbe. On a signalé son apparitiondans les contrées les plus méridionales del’Europe .
Les espèces étrangères sont : le Vautourégyptien, V. ægyptius Savig. (Temm., pl.col. 9 407), dont le V. auricularis Daud. se-rait synonyme , d’après Ruppell : du nordde l’Afrique . — Le Vautour de Kolbe , V.Kolbii Daud. : de l’Afrique , de l’Inde et deJava. — Le Vautour royal , V. ponliceria -nus Lath. (Temm., pl. col., 2) : de Pondi-chéry . — Le Vautour moine , V. monachusLinn.; V. chincou Temm. {pl. col., 13): del’Inde . — Le Vautour occipital , V. occipi -talis Burschell : d’Afrique . — Et le Vautourd’Angola , V. angolensis Lath. ; V. calhar-thoides Temm. : d’Afrique .
IL SARCORAMPHES.
(Genre Sarcoramphus Dum.; ZopilotesFlemm.; Gypagus Vieill.)
Bec droit et robuste renflé vers l’extré-mité; narines oblongues situées vers l’ori-