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par les voyageurs, on arrivera sûrement àne pas regarder comme exagéré le chiffrede 200,000 pour l’ensemble des espècesqui peuplent probablement la surface en-tière de notre globe.
La partie de l’histoire naturelle qui s’oc-cupe de l’histoire des Végétaux est la bota-nique. Elle étudie ces êtres sous les pointsde vue sous lesquels se présentent les êtresorganisés ( voy. les articles anatomie végé-tale , physiologie végétale , ainsi que ceuxauxquels ils renvoient), comme aussi souscelui de leur classification {voy. l’articletaxonomie ), de leur description , de leursusages, etc. De là résultent dans cettescience des embranchements distincts dési-gnés par des dénominations particulières ,et dont le tableau a été présenté à l’articleBotanique. {Voy. botanique.)
La science des végétaux n’est pas arrivéetout d’un coup au point où elle est parve-nue aujourd’hui. Gomme toutes les bran-ches des connaissances humaines, elle apassé par une suite de développements pro-gressifs ; elle s’est enrichie successivementdes découvertes et des travaux d’un grandnombre de savants. L’histoire de ses pro-grès, acquis au prix des efforts de tantd'hommes éminents, a été tracée avec dé-tail à l’article Botanique , auquel nous nouscontenterons de renvoyer. Voy. botanique.
Les Végétaux sont la plus belle parure dela terre. Leur douce verdure repose et charmeles yeux, et par l’infinie diversité de sesnuances, soit d’une espèce à l’autre, soit auxdiverses époques de la végétation annuelled’une même espèce, elle répand sur la natureune admirable variété ; mais leur beautén’est que le moindre de leur mérite. Dansl’ordre général de la nature, le rôle le plusimportant leur a été assigné. C’est, en effet,sur eux que repose l’existence des animaux.Parmi ceux-ci, les uns tirent immédiatementdes plantesleur nourriture exclusive : ce sontles animaux herbivores , frugivores , grani-vores , ceux qui se logent dans l’épaisseurmême des tissus végétaux pour s’en nourrir;d’autres vivent en dévorant les premiers : cesont les carnivores, dans le sens le pluslarge du mot, dont l’existence repose mé-diatement sur le règne végétal. C’est donc,en dernière «nalyse , au règne végétal quenotre terre doit sa population animée. Aussi
le développement de celle-ci est-il toujoursen rapport avec la richesse de la végétation.Dans les déserts arides de l’Afrique et del’Asie , les oasis sont seules peuplées ; tan-dis que toute l’étendue des savanes her-beuses des pampas de l’Amérique est par-courue par des troupes innombrables d’ani-maux. L’homme lui-même obéit à cette loigénérale de l’existence. Malgré la végétationluxuriante dont la nature a doté de vastescontrées , il ne forme jamais que des peu-plades misérables et peu nombreuses dansces lieux privilégiés en apparence. Pour ar-river à posséder tout le bien-être qui seullui permet de former des peuples nombreux,il est obligé de modifier la marche de lanature , de changer la végétation des con-trées qu’il habite, et d’accroître , par tousles moyens qui lui ont été révélés par l’ob-servation et par la science, certains produitsvégétaux nécessaires à son existence et àcelle des animaux qu’il a ployés à son joug.
Ce rôle majeur des Végétaux , dans l’or-dre général de l’univers , tient essentielle-ment à leur genre de nutrition qui leur per-met de modifier la nature minérale au profitdes animaux. En effet, ceux-ci réclamentnécessairement pour se nourrir un alimentorganique, tandis que les Végétaux puisentautour d’eux dans le règne minéral les sub-stancesqui, élaborées ensuite dans leur tissu,deviendront les matériaux de leur accrois-sement. Dans l’état actuel de la science,tout démontre que l’aliment des plantes estessentiellement minéral, et que si certainesd’entre elles , les vraies parasites , peuventse nourrir de matières déjà élaborées et parconséquent organiques ; si les autres parais-sent , dans certaines circonstances, pouvoirégalement emprunter quelque chose auxmatières de nature organique avec lesquellesleurs racines sont en contact, on ne doitvoir là que des faits tout spéciaux d’unevaleur secondaire, et qui n’infirment enrien le grand principe aujourd’hui admispar la majorité des physiologistes, savoir :que les Végétaux sont le canal par lequelles éléments minéraux du globe passentdans le corps des animaux.
Les Végétaux jouent encore, parmi lesêtres vivants, un rôle d’une haute impor^tance au moyen de leur respiration. Dansl’article respiration végétale , nous avons