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Tome treizième.
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remarquable, c’est d’offrir, outre les pinnu-les portées sur les rachis secondaires, desPinnules plus larges et d’une autre forme,<lui s’insèrent sur le rachis commun au-dessous des pennes, comme par une décur-rence de celles-ci. Ces pinnules se rappro-chent un peu de certaines espèces deNephropteris , mais peuvent assez facilementen être cependant distinguées. Le Neuropterisüuriculata Brong. (Hist. Veg. foss., pl. 66)Présente un bel exemple de la réunion deces deux formes. Quant à la nervure mé-diane des pinnules, elle disparaît plus oumoins promptement et quelquefois presqueimmédiatement; alors M. Gœppert a rapportéces plantes à feuilles bipinnées au genrefyclopteris. J’avoue que le caractère de laforme générale me paraît, dans ce cas, l’em-porter sur la forme particulière des pin-üules, et je crois qu’on doit faire de sontyclopteris pachyrachis Gœpp., liv. 5, 6,tab. 4, 5, fig. 13, un Neuropteris , mais fortremarquable, sans doute, et qui devien-drait le type d’un nouveau genre, si desexemples de cette forme se répétaient, d’au-tant plus que cette plante anomal» a étéobservée dans le lias.

IV. Odontopteris, Brong.

La forme des pinnules et la dispositiondes nervures caractérisent parfaitement ce§ e nre. Les frondes sont bipinnatifides etPeut-être tripïnnatifides dans Y Odontopteris^hlotheimii, les pennes allongées, d’unelogeur uniforme, portent des pinnules dis-tinctes, mais adhérentes au rachis par toute* e or base, de forme oblongue, aiguës ou ob-èses, ordinairement entières, quelquefois«eoticulées, parcourues par des nervures«es, égales, naissant la plupart de la côte^°yennedela penne et quelquefois en par-d’une nervure médiane qui disparaîtPresque immédiatement en se divisant enNervures nombreuses.

j, Ge sont de très grandes Fougères , surtoutOdontopteris Brardii , dont les pinnules in-jures de chaque penne sont plus grandes*j Ue les autres et d’une forme différente mais° n décurrentes sur le rachis; dont les par-es foliacées paraissent très minces, parfai-leïïle nt plates.

^Lcs espèces appartenant avec certitude à^ enre sont toutes du terrain houiller et

peu nombreuses; car plusieurs de cellesdécrites et figurées par M. Guttbier me pa-raissent bien voisines de celles décrites pré-cédemment dans mon Histoire des Végétauxfossiles .

D’un autre côté, on doit, je crois, placerdans ce geure les plantes décrites et figuréespar M. Gœppert sous les noms de Neuropte-ris lingulata et subcrenulata , mais surtoutla première qui me paraît à peine différer deY Odontopteris Sternberg U du même auteur.

On n’avait, jusque dans ces dernierstemps, aucun indice de la fructification deces plantes; mais M. Gœppert me paraîtavoir bien établi que la plante figurée parSchlotheim sous le nom de Filicites vesicu -laris, à laquelle M. Gœppert avait, plus tard,donné le nom de Weissites vesicularis , etdont il a redonné une meilleure figure,d’après l’échantillon même de Schlotheim,est l’état fructifié de YOdontopteris Schlothei-mii. Cette fructification paraît occuper laface inférieure des folioles contractées, con-caves, presque vésiculeuses, un peu commedans les Onoclea; mais il n’y a rien d’asseznet dans ces échantillons pour qu’on puissese former une idée juste de ce mode defructification qui, par sa forme générale,indique cependant que le genre Odontopterisse distingue parfaitement de tous les genresactuellement vivants.

M. Guttbier a représenté une fronde dece genre naissant d’une sorte de tuberculeécailleux qui semblerait avoir quelque ana-logie avec ceux des Marattia.

M. Bunbury a figuré une espèce de cemême genre provenant des terrains houillersde la Nouvelle-Écosse ( Odontopteris subeu-neata ), qui s’éloigne beaucoup des autres,quoiqu’on ne puisse, pour le moment, laclasser ailleurs.

Ce genre , qui semble se rapprocher sur-tout du Neuropteris et s’éloigner, comme lui,de toutes les Fougères vivantes, me paraîtpropre au terrain houiller ou n’avoir quedes représentants très douteux dans les ter-rains plus récents. Tels sont les Odontopteriscycadea et Bergeri Gœpp., qui ne sont pro-bablement qu’une seule et même plante.Sa nervation étant inconnue, ainsi que laforme générale de la fronde, on peut douter,non seulement que ce soit un Odontopteris ,mais même que ce soit une Fougère ; ce se.