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îes espèces au nombre de plus de 150 quirentreraient actuellement dans ce genre.
C’est ce que j’avais déjà fait, dans VHis-toire des végétaux fossiles , en partageant cegenre en sept sections basées sur le moded’union des pinnules et la division des ner-vures.
Est-il préférable de conserver des divisionsde cette nature comme de simples sectionsou de les élever au rang de genres? C’est unequestion fort douteuse; mais celle qui nel’est pas à mes yeux, c’est qu’il faut donnerà ces divisions des caractères aussi précisque possible et, pour cela, il faut s’appliquerà les tirer des parties moyennes des frondesqui, seules, peuvent se comparer entre elleset s’attendre que les espèces, classées d’aprèsdes échantillons incomplets ou partiels, de-vront souvent sortir du genre où on les avaitd’abord placées. 11 faut aussi admettre queces divisions rompront souvent des rapportsnaturels qui ne pourront être rétablis quelorsque la fructification, ayant été observéedans la plupart des espèces, pourra être in-troduite dans les caractères génériques.
Les genres ou sous genres qu’on peut, à ceque je pense, admettre parmi ces Pecopteris ,sont les suivants, au nombre de huit, etpeuveut être ainsi caractérisés :
Goniopterites (Polypodium Unger).
D’après les principes admis dans la classi-fication des Fougères fossiles, il est impossi-ble de ne pas faire un genre particulier dela plante parfaitement décrite et figurée parUnger, dans son Chloris protogœa (p. 121,ta b. 36), sous le nom de Polypodites styria -eus. La nervation très remarquable de cetteplante est tout à fait celle des Goniopteris ,et la position aiüsi que l’aspect des fructifi-cations, jointà la forme générale des frondes,me semblent, ainsi quel’a indiquéM. Unger,établir des rapports très intimes entre cetteFougère et le Goniopteris fraxinifolia Presl.
On doit cependant remarquer que la mêmedisposition des nervures se retrouve aussidans le genre Cyclodium et dans plusieursNephrodium, de la tribu des Aspidiacées.
Le mode de nervation qui caractérise cetteplante peut, en effet, être considéré commerésultant de longues pennes dont les pinnu-les sont soudées entre elles de manière à neformer qu’une grande foliole à larges dents
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ou crénelures correspondant à chacune de cespinnules non séparées. Mais chacune de cespinnules a sa nervure médiane et des ner-vures pinnées simples qui s’unissent à cellesde la pinnule voisine pour former par leuranastomose une nervure parallèle à la nervuremédiane des pinnules, mais correspondantau sinus des lobes et non pas à leur sommet;les fructifications sont portées vers le milieudes nervures secondaires pinnées. Cette dis-position est analogue à celles du genre sui-vant, si ce n’est que dans ce dernier, lesnervures secondaires se prolongent parallèle-ment les unes aux autres sans s’anastomoserjusqu’au bord de la fronde.
Desmophlebis (Diplazites Gœppert).
Fronde bi-tri-pinnatifide ; pinnules entiè-res ou largement crénelées; nervures secon-daires pinnées et comme fasciculées près deleur origine, se dirigeant presque parallèle-ment au nombre de quatre à six vers le bordde la feuille, sans s’anastomoser avec cellesdes faisceaux voisins.
Cette disposition, que j’avais déjà signaléedans le Pecopteris longifolia , observée égale-ment dans une seconde espèce par M. Gœp-pert, l’a déterminé à en former un genrespécial bien caractérisé, qui correspond à mapremière section Diplazites des Pecopteris(Histoire des végétaux fossiles , 1.1, p. 273).Dans les vrais Pecopteris , les nervures sonttout au plus trifurquées ou plutôt pinnées,à deux branches latérales seulement, tandisqu’ici il y en a cinq ou six ; quand, dans lesPecopteris , une même nervure se divise enquatre ou cinq branches, c’est par la bifur-cation des rameaux inférieurs; en outre ici,les divisions ont lieu très près de l’originede la nervure principale ou centrale dugroupe.
Cette disposition rappelle, en effet, lanervation de quelques Diplazium , tels queles Diplazium plantagineum et grandifo -Uum; mais on la retrouve aussi dans quel-ques Cyathea.
On doit aussi rapporter à ce genre uneFougère remarquable des terrains permiensde la Russie , figurée dans le bel ouvrage deMM. Murcbison et de Yerneuil, sous le nomde Pecopteris Gœpperti.
Enfin, aux espèces citées ci-dessus, ondoit peut-être ajouter VHemitelites TreviraniGœppert, espèce très différente des autres