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Tome treizième.
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des racines nombreuses, qui constituentleur partie externe, pourrait faire supposerque ce sont des bases de tiges souvent fortvolumineuses, mais dans lesquelles la struc-ture, telle que nous la voyons, ne se prolon-gerait pas dans les parties supérieures.

Ces tiges, lorsqu'elles sont à peu prèscomplètes, présentent un axe central ordi-nairement de 5 à 10 centimètres de diamè-tre, formé de faisceaux vasculaires aplatisen forme de rubans, dont la coupe est sou-vent sinueuse et repliée, et qui sont plus oumoins parallèles à la surface externe ; cesfaisceaux sont entièrement formés de vais-seaux rayés gros et anguleux, disposés paral-lèlement entre eux, mais sans ordre régu-lier; ces divers faisceaux sont séparés par untissu cellulaire très délicat, souvent en partieou entièrement détruit. Enfin l'ensemble deces faisceaux, qui constitue l'axe ligneux ouvasculaire de ces tiges, est souvent entourépar une zone continue étroite, mais dense,de tissu cellulaire allongé et fin analogue àcelui qui forme un cylindre semblable dans,les tiges de Lycopodes que j’ai figurées{Hist. vég. foss., tom. II, pl 10, fig. 2, 3),et à celui qui entoure en particulier chaquefaisceau vasculaire des tiges des Fougèresarborescentes, tissu qu'il ne faut pas con-fondre avec les vaisseaux rayés formant lesfaisceaux du centre de la tige.

Dans d'autres espèces, ce cylindre de tissuligneux manque, et la ligne de démarcation,entre l’axe vasculaire et l'écorce, est moinsprononcée, quoique facile à reconnaître,par la différence des parties qui constituentces deux zones..

En dehors de l’axe vasculaire et ligneuxse trouve le parenchyme cortical, dont lalimite externe ne nous est pas connue;c'est un tissu cellulaire fin , quelquefoisdétruit, dans lequel descendent, paral-lèlement à l’axe de la tige , de nom-breuses racines légèrement sinueuses, cy-lindriques ou très comprimées, dont lagrosseur et la structure varient beaucoup,suivant les espèces, et suivant aussi la po-sition qu’elles occupent dans la tige. Ellesprésentent cependant toujours un étui cor-tical dur et fibreux, puis une zone cellu-leuse plus ou mois lâche et lacuneuse ; etenfin au centre un seul faisceau vasculairedont la coupe est en forme d étoile. C’est

cette disposition qui avait fait donner an-ciennement à ces parties corticales le nomd 'Asterolithes, ou Staarstein des auteurs alle-mands ; aux parties centrales dont les fais-ceaux vasculaires coupés ressemblent à desVers , le nom d’ Helmintholühes ou Wurm -slein; et à l’ensemble de ces tiges fossiles,dont les coupes des racines forment destaches arrondies, le nom de Psarolithes.

Quand on compare cette structure à cellesdes bases de tiges de Lycopodes que j’ai re-présentées dans l’ Histoire des végétaux fos-siles (tom. II, pl. 8, 9, 10), il me paraîtdifficile, en faisant abstraction des diffé-rences de taille, ou plutôt en se représen-tant les différences qu'entraînerait la formearborescente, de ne pas trouver plus d’ana-logie entre ces liges de Lycopodiacées et lesPsaronius, qu’entre ces derniers et les Fou-gères, même de la tribu des Marattiacées ,qui s’en rapproche un peu plus. Dans lesLycopodiacées et les Psaronius , différencetrès tranchée entre l’axe vasculaire et lapartie corticale occupée par les racines, sou-vent limitée par un cylindre fibro-ligneux ;dans les uns et les autres, axe formé denombreux faisceaux vasculaires sans enve-loppe propre, aplatis et rapprochés; dansles deux cas, racines nombreuses, se prolon-geant parallèlement à l’axe de la tige dansune étendue qui, dans ces plantes commedans les Fougères, doit augmenter, ainsi queleur nombre, avec l’âge delà tige.

Enfin ces racines sont contenues dans letissu cortical, tandis que dans les Fougèreselles en sortent directement pour descendreau dehors.

Tels sont les caractères qui me semblentassimiler les Psaronius plutôt aux Lycopo-diacées arborescentes qu’aux Fougères. J’a-jouterai que les empreintes du terrain houil-1er dont ces tiges sont contemporaines, nousannoncent l’existence de beaucoup de Lyco-podiacées arborescentes ( Lépidodendrées ) etde très peu de Fougères, ayant des dimen-sions comparables à celles des Psaronius•

M. Corda énumère 26 espèces , décritessoit par lui, soit par M. Unger : la plupartsont d’Allemagne , deChemnitz en Saxe etde Neupaka en Bohême. A ces espèces, ^faudrait en ajouter quelques nouvelles, trou-vées aux environs d’Autun et une belle es-pèce du Brésil . Une espèce remarquable, q u *