VEG
129
VÉG
de Niederschœna, près Freyberg. C’est avecles Credneria , dont il sera question plusloin, les premières plantes évidemment di-cotylédones que nous voyons apparaîtredans la série géologique. Quant à affirmerque ce soit un vrai Saule , je crois que ceserait trop hasardé, ces caractères n’ayantrien de très certain.
Il faut aussi bien se garder de prendrepour des feuilles de Saule toutes les feuilleslancéolées, étroites, ressemblant, par cetteforme, à celles du Saule blanc ou de l’Osier.L’étude de la nervation peut seule rendre cesrapports probables. Ainsi la plupart desfeuilles de cette forme , observées dans lecalcaire grossier de Paris , s’éloignent beau-coup des feuilles de Saule par ce caractère,et ressemblent plutôt à celles des Nerxum.
On ne saurait douter de l’existence de cegenre dans les terrains tertiaires ; il paraîtmême fréquent. Unger en énumère huitespèces, mais la plupart inédites.
Rosthornia, üng.
M. Unger donne ce nom à un genrefondé sur un bois fossile , qui a les princi-paux caractères de ceux des Saules et desPeupliers , dont il diffère cependant par sesr ayons médullaires composés , tandis qu’ilssont simples dans ces deux genres.
U n’en indique qu’une espèce, de Ca-
tfnthie.
Credneria , Zenk.
Nous plaçons à la suite de ces familles dePlantes arborescentes amentacées un groupe^e feuilles fort remarquables, dont M. Zen-ker a formé un genre spécial sous le nom^“dessus, et dont les affinités sont fort ob-tures. Ce sont des feuilles plus ou moinscunéiformes, à trois nervures principales^asilaires , à nervures secondaires obliquesPeu nombreuses, réunies par des nervurestransversales nombreuses et fort régulières.
es feuilles sont entières ou à larges dents,et légèrement lobées.
Cette nervation transversale remarquables fait ressembler à quelques feuilles dea muies très diverses, aux Pourouma danses Artoearpées, à quelques Cocculus et Cis -Sam Pelos dans les Ménisperraées, mais sur-*• XIII.
tout aux Hamamelidées et particulièrementaux Parrotia. La forme générale des feuillesles fait aussi un pèu ressembler aux Peu-pliers; mais la nervation secondaire esttrès différente. Tant qu’on n’aura pas trouvéde fruits appartenant à ces plantes, leursaffinités resteront très douteuses.
Mais, ce qui fait de ce genre, qui paraîtfort naturel, un groupe très remarquable,c’est que ses espèces, probablement asseznombreuses, appartiennent toutes à la for-mation la plus ancienne dans laquelle onait trouvé des traces positives de Dicotylédo-nes angiospermes, au quadersandstein et augrès vert de la formation crétacée de l’Alle-magne . M. Zenker en a décrit et figuréquatre espèces du quadersandstein deBlan-kenburg.
M, Sternberg a figuré d’une manière fortimparfaite une autre espèce du grès de Tes-chen, en Bohême.
M. Gœppert en signale deux dans la for-mation crétacée de Silésie ; enfin j’en ai troisespèces différentes de celles déjà figuréesvenant du terrain crétacé de Niederschæna,près Freyberg.
Comme ces feuilles sont presque les seulesde la division des Dicotylédones angiosper-mes qu’on trouve dans ce terrain, il y auraitbeaucoup d’intérêt à rechercher, dans cesmêmes localités, les fruits et les bois pétri-fiés qui pourraient appartenir à des végétauxde cette division, et qui, en complétant nosconnaissances sur ce genre curieux, pour-raient déterminer ses affinités.
Famille des Protéacces.
J’ai déjà exprimé le doute si quelquesunes des feuilles indiquées comme apparte-nant aux Comptonia ne seraient pas desProtéacées à feuilles pinnatifides; mais, entout cas, ces feuilles seraient rares, et ce faitest remarquable si, en effet, les fruits dési-gnés par M. Bowerbank, sous le nom dePetrophylloides , sont bien des fruits de Pro-téacées, comme paraissent l’établir les figu-res qu’il en a données, et les rapportsavec cette famille qui ont été signalés parM. R. Brown ; car il en décrit sept espèces,toutes de l’île de Sheppey, dans l’argile deLondres , et plusieurs d’entre elles y sont trèsabondantes. Ce sont des fruits en cônesayant plusieurs des caractères les plus essen-