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Tome treizième.
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n’aura pas rapporté avec certitude cesterrains aux formations bien définies sousles noms de terrains dévoniens, siluriensou cambriens, la comparaison spécifique deleurs Végétaux fossiles avec ceux des terrainshouillers ne fournirait aucun résultat utile.

Les seuls terrains houillers, considérés parplusieurs géologues distingués comme plusanciens que la formation houillère ordinaire,qui soient très riches en Végétaux fossiles,sont ceux des bords de la Loire inférieure,entre Angers et Nantes . Or les empreintesqu’ils renferment se rapportent à tous lesgenres des terrains houillers ordinaires sansexception, et ne fournissent, dans leur en-semble, aucun caractère propre à les distin-guer de ceux-ci.

Je puis ajouter que tout récemment desobservations faites sur un terrain carboni-fère fort ancien, puisqu’il est recouvert pardes couches renfermant des animaux fossilescaractéristiques du terrain silurien, viennentde confirmer cette opinion sur l’extension dela végétation houillère jusqu’à l’origine desterrains de transition. En effet, dans unmémoire de M. Sharpe sur la géologie desenvirons d’Oporto , je trouve que des couchesassez puissantes et nombreuses de charbonque recouvrent dès schistes avec trilobites,orthis, orthocères, graptolithes, etc., con-tiennent quelques empreintes de plantes, etces empreintes , toutes de Fougères , quoi-que assez imparfaites, paraissent, d’aprèsM. Bunbury , identiques ou extrêmementvoisines d’espèces bien connues du terrainhouiller ordinaire. Ce sont les Pecopterisryathea et muricata , et le Nevropteris tenui -folia.

Ce que je viens de dire pour les terrainsqui paraissent plus anciens que la formationhouillère s’applique également au grès rougequi le recouvre; les fossiles que j’ai vus ve-nant de ce terrain ne diffèrent aucunementde ceux des couches supérieures du terrainhouiller proprement dit.

Mais, si la végétation de notre globe s’estmaintenue sans subir de grands changementspendant toute cette période de temps, il n’enest pas moins certain qu’il y a eu souvent deschangements très prononcés dans les espècesdurant le dépôt de ces diverses couches. Ainsi,dans un même bassin houiller, chaque coucherenferme souvent quelques espèces caracté-

ristiques qui ne se retrouvent pas dans lecouches plus anciennes ou plus récentes, etque les mineurs ont reconnues comme signedistinctif de ces couches.

M. Graeser, à Eschweiler , avait bien re-marqué ce fait et me l’avait signalé. A Saint-Etienne également, je l’ai constaté pourplusieurs des couches exploitées dans cebassin. Et, pour en citer un exemple, jedirai que les couches qui paraissent lesplus inférieures de ce bassin, renfermentabondamment VOdontoplèris Brairdii , à trèslarges pinnules, sans trace d’autres Odon -topteris; tandis que les couches supérieuresdes carrières du Treuil présentent très fré-quernent VOdontoplèris minor , sans mélangede l’autre espèce. En général, chaque couchede houille n’est accompagnée que par lesdébrisd’un nombre assez limité de Végétaux.Quelquefois ce nombre, surtout dans lescouches les plus anciennes, est extrêmementborné et paraît à peine atteindre huit à dix*Dans d’autres cas, et plus généralement dansles couches moyennes et supérieures, cenombre devient plus considérable, mais j®crois qu’il dépasse bien rarement trente aquarante espèces. On voit que chacune deces petites flores locales et temporaires quioui donné naissance à une couche de houill®est extrêmement limitée. C’est, du reste,ce que nous voyons encore de nos jours dan*les grandes forêts, et surtout dans celles com-posées de Conifères, où une ou deux espècesd’arhres ne recouvrent de leur ombrage qn®quatre ou cinq plantes phanérogames diff®'rentes et quelques mousses.

Mais, pour savoir si ces petites flores, ainsibornées quant au temps et à l’espace, carac-térisent autant d’époques spéciales de ! avégétation du globe, il faudrait déterrnin® rleur succession dans plusieurs des principal*bassins houillers de l’Europe , et voir si I*nature de la végétation s’est modifiée de I*même manière dans ces divers bassins ;

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en un mot, dans les diverses contrées,végétation était la même partout à la mêm®époque, ou si elle était soumise à des van®tions locales, analogues à celles qui diff® re *|oient actuellement la végétation d’une f° rde Pinus sylvestris d’Allemagne d’une f° rd 'Âbies taxi folia des Vosges, de Picea e&c e 5du Jura ou de Pinus pinaster des Lande 5 *

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Je suis persuadé que cette étude,