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Tome treizième.
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attribuer ces différences à l’influence de lagrande diversité de position géographique,ou y a-t-il, en outre, entre ces terrains unedifférence d’époque de formation ? Le seulcaractère qui tend à rapprocher ces deuxdernières flores, c’est le rapport que toutesdeux ont avec celle des terrains houillersdont elles sembleraient être une sorte d’ex-trait, et dont elles rappellent surtout lescouches les plus récentes.

Quant aux plantes des schistes bitumi-neux du pays de Mansfeld, elles sont sipeu nombreuses et paraissent avoir été dé-posées dans des conditions si différentes ,qu’on peut difficilement les comparer auxdeux autres flores. Cependant les espècesde Sphenopleris se ressemblentextrêmementdans ces trois terrains, et une comparaisonexacte établirait peut-être l'identité de plu-sieurs d’entre elles. Le Pecopleris crenu-lala , d’Ilmenau , n’est peut-être qu’un étatimparfait du Pecopleris abbreviala de Lo-dève ; enfin, les Callipteris du terrain per-mien et de Lodève ont entre eux et avecles Callipteris du terrain houiller des rap-ports très intimes.

Nous ajouterons, relativement aux schistesbitumineux de la Thuringe , que plusieurs deleurs fossiles paraissentêtre des plantes ma-rines dont le nombre deviendrait bien plusconsidérable, si l’on ne supprimait toutesles empreintes imparfaites qu’on a décritescomme telles, et qui ne sont que des frag-ments de Fougères ou de Conifères altérées.

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RÈGNE DES «UHNOSPERMES.

Fendant les périodes précédentes, et sur-tout pendant la période carbonifère , lesCryptogames acrogènes prédominaient, et lesDicotylédones gymnospermes, moins nom-breuses, se montraient surtout sous des for-mes insolites et quelquefois tellement ano-males, qu’on hésite à les placer dans cet em-branchement ou dans le précédent : tellessont les Astérophyllitées. Plus tard, au con-traire, ces formes anomales, ambiguës, etdont la classification est souvent obscure,disparaissent : les Cryptogames acrogènes etles Dicotylédones gymnospermes rentrentd’une manière évidente dans des famillesencore existantes dont elles ne diffèrent quedomine formes génériques ; les Fougères et les

Équisétacées, qui représententles Acrogènes,sont moins nombreuses; les Conifères et lesCycadées les égalent presque en nombre, etles surpassent ordinairement en fréquence,surtout dans la seconde période, elles de-viennent par leur abondance et leur dimen-sion le caractère essentiel de tous ces ter-rains; enfin, les Dicotylédones angiospermesmanquent encore complètement et les Mo-nocotylédones sont très peu nombreuses.

Ce règne des Dicotylédones gymnosper-mes se divise en deux périodes : la première,dans laquelle prédominent les Conifères etoù les Cycadées apparaissent à peine ; laseconde, où cette famille devient prédomi-nante par le nombre des espèces, leur fré-quence et la variété des formes génériques.Celle ci peut se diviser en plusieurs époquesayant des caractères particuliers.

IH. — PÉRIODE VOSGIENNE.

Cette période, qui ne paraît pas avoir euune longue durée et ne comprend que 1®grès bigarré proprement dit, offre pour ca-ractères: 1° L’existence de Fougères asseznombreuses, de formes souvent fort ano-males, constituant évidemment des genresactuellement détruits, et qui ne se retrou-vent même plus dans les terrains plus ré-cents : tels sont les Anomopleriset les Crenid'topleris. Les tiges de Fougères arborescentesy sont plus fréquentes que pendant la pé'riode jurassique ; les vrais Equisetum y sonttrès rares; les Calamites, ou peut-être plutôtdes Calamodendron, y sont abondantes.

2° Les Gymnospermes sont représentespar les deux genres de Conifères Voltzid ctHaidingeria , dont les espèces et les éehan"tillons sont très nombreux. Les Cycadéessont au contraire très rares. M. Schimp efn’en cite que deux espèces fondées sur deu*échantillons uniques très imparfaits, etdont la détermination peut même offrir de*doutes.

Cette considération me paraît sép ar ® rcomplètement, sous le point de vue bota nIque, la période du grès bigarré de l’épofl 1 ^du keuper, quoique tous deux soient p 5ace *par les géologues dans le terrain du tria 5 'Car dans le keuper les Cycadées devienne* 1très abondantes, parfaitement caractère» 6

et souvent analogues à celles de la P^ rl ° fjurassique; tandis que les Conifères d u 0