Band 
Tome treizième.
Seite
178
JPEG-Download
 

178

VËN

conchyliologistes, ont présenté aux uns unevaleur suffisante pour former des genresdistincts, aux autres le moyen d’établir dessubdivisions dans le grand genre fondamen-tal. Il faudrait connaître complètementl’animal des différentes espèces pour pouvoirse prononcer à ce sujet.

Lamarck partageait les Vénus de Linnéen deux genres : les Vénus èt les Cythérées.Il caractérisait celles-ci par l’existence, surla valve droite , d’une quatrième dent car-dinale, située sous la lunule, et d’une fos-sette correspondante profonde sur la valvegauche. Il réservait le nOrn de Vénus auxespèces qui manquent de cette quatrièmedent. M. Deshayes a montré que de nom-breuses espèces présentent cette dent àl’état rudimentaire et empêchent ainsi depréciser des limites entre deux groupes quise ressemblent d’ailleurs extrêfnement, etqui, dès lors, ne doivent pas êtfezoologique-ment séparés.

Plusieurs auteurs , en prenant pour basede leur classification des différences plusfaibles encore, des caractères tout a faitartificiels, ont établi des genres qu’on s’ac-corde généralement à ne point admettre.Il faut, en conséquence, réunir aux Vénusune partie des Pullastra de Sowerby, lesMysia de Leach , les Chione de Megèrle, lesAteroe , Trigona , Circe , Dosina de Schuma-cher, etc. — Lé genre Artémis , paraît avoirété fondé par Poli sur des caractères plusimportants, tels que la réunion des siphons,la forme anguleuse très aiguë et allongée dusinus paléal, le pied de l’animal, etc.; mais,nous le répétons, il faudrait avant toutque l’anatomie nous eût plus éclairés sur lastructure des espèces voisines. — Les Volu-pies de M* Defrance semblent ne différerguère des Vénus ; mais elles ne sont passuffisamment connues pour être définitive-ment classées.

Les espèces vivantes du genre Vénus, telque nous venons de le définir, s’élèvent àplus de 150. Elles vivent dans le sable etl’on en trouve dans toutes les mers; plu-sieurs sont rares et très recherchées dans lescollections pour leur beauté. Si les Cythéréeset les Vénus de Lamarck ne constituent pasdeux genres distincts, on peut néanmoinsles admettre comme formant deux sectionset grouper autour d’elles les espèces en

VER

les rattachant à certaines caractéristiques,comme l’a fait M. de Blainville. Il faut ce-pendant distraire du genre Vénus, tel quel’entend M. de Blainville , les genres As-tarte , Macoina , Nicamia. Les limites néces-saires de cet article ne riôus permettent pasd’entrer dans le détail de ce groupement.Nous citerons seulement comme espèces re-marquables , les plus répandues dans I e *collections ; — La Vénus a verruès , Venusverrucosa , L., très abondante dans les mersd’Europe . •-*- La Vénus croisée , Venus do-cussata , L., qui se trouve dans tout l’Océaneuropéen , et particulièrement dans la Mé'diterranée. — La Venus chione , L., Cytbé-rée fauve dé Lamarck, coquille d’une grandetaille, d’un fauve un peu marron, de l aMéditerranée, de l’océan Atlantique etd’Europe .

Les Vénus fossiles sont très nombieuses»principalement dans lès terrains tertiaires*

(E. Ba.)

* VENUSIA (nom myth.). ins. — Gé» rede Lépidoptères nocturnes de la tribu d eSGéométrides, créé par M. Curtts (Brit. Eut- 1XVI, 1839). (E. I> )

VEPRIS. Vepris. bot. ph. — ComrnerSO rladmettait uh genre de ce nom ; M. A. d 6Jussieu l’a admis d’après lui ( Monogr. d eSRutac ., in Mém. du Mus., vol. XII, p.tab, 26, fig. 41 ), en le réduisant à une seu lcespèce, peut-être à deux. Ce genre app aftient à la famille des Zanthoxylées. L’esp® cequi en est le type est le Fepris inermistJuss. (Toddalia paniculata, Lam. ;obovata , G. Don), petit arbre de l’îlebon , à feuilles trifoliolées et à fleursclincs. (D. G-)

VER A SOIE . Sericaria. ins. - I e v * eà soie forme aujourd’hui le type d’un g endistinct de Lépidoptères, famille desNoc 11nés, tribu des Bombycides , auquel on do ^le nom de Séricaire, Sericaria 7 et qui a V° ^principaux caractères : Antennes f°rt- ernpectinées dans les mâles ; les ailes éteno ^marquées d’une tache abdominale. C eStort que l’on a attribué à Latreille l a c âtion du genre Sericaria appliqué au ^soie; nous croyons avec M. Guérin ' eneville que l’on devrait prendre cet 111 ^célèbre comme le type du groupe desbyx proprement dits, puisque la dén oftl ^tion de fyÆvï lui était attribuée dans