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net, etc., ont décrit avec le plus grand soin,et parfois en vers admirables, l’introductionsuccessive du Mûrier et du Ver à soie dansles diverses régions du monde, les modes deculture à employer, les procédés d’éducationles meilleurs et les plus économiques , etc.Nous n’avons voulu ici qu’effleurer cesujet du plus haut intérêt, et sur lequelM. Guérin-Méneville a donné quelques dé-tails dans l’article bombyx de Y Encyclopé-die moderne (t. VI, Paris , 1847).
Le Ver a soie proprement dit, Sericariawon, Bombyx mori , Linné , est un Lépi-doptère d’assez petite taille; ses ailes, quiont à peu près 30 millim. d’envergure,sont d’un blanc sale, rosé, tirant un peusur le jaunâtre, ornées, chez le mâle, d’uncroissant et de deux bandes transversalesbrunâtres; les antennes sont grisâtres. Lachenille, ou le Ver à soie du vulgaire,rappelle beaucoup la chenille des Sphyn-gides; elle est épaisse, avec la tête petite;le premier anneau de son corps est trèsrenflé , et l’avant-dernier est muni d’untubercule qui a quelque ressemblance avecla corne que l’on remarque chez les Sphynx .Le cocon , ou chrysalide , est ovale , forméd’un fil, soit blanc , soit vert-pomme, soitjaune doré.
La chenille du Sericaria mori , commel’indique son nom spécifique, se nourrit defeuilles de diverses espèces du genre Mû-rier, Morus . Les Vers à soie élevés avec lesfeuilles du Morus nigra donnent une soiefine et nerveuse; mais il est reconnu quela feuille du Morus alba est plus nutritiveet préférée par les chenilles ; enfin, assezrécemment, on a employé avec avantageles feuilles du Morus multicaulis , aussinommé Morus cucullata , en Italie surtout.On a cherché à nourrir les Vers à soie avecd’autres végétaux, pour suppléer le Mûrier,quand les gelées tardives suspendent sa végé-tation ; toutefois ces diverses plantes ne peu-vent pas remplacer cet arbre d’une manièreabsolue, mais seulement temporairement :tels sont la Ronce sauvage, le Rosier, l’Orme ,VÉpine-vinette, le Pissenlit, la Pariétaire, lalaitue, l’Érable de Tartarie, la Scorsonère,la Caméline et la feuille d’un arbre de l’A-mérique du Nord , le Madura aurantiaca ,préconisé dans ces derniers temps parM. Bonafous. Nous ne nous étendrons pas
plus longtemps sur ce point d’histoire na-turelle agricole qui est plutôt du domainede la botanique que de celui de l’entomo-logie, et nous renvoyons nos lecteurs au*ouvrages spéciaux de MM. Bonafous, Robi-net, Amans Carrier, Camille Beauvais, Bru-net de Lagrange, etc.
Les lieux où l’on élève les Vers à soi®portent le nom de Magnaneries , du motMagnas qui, dans le midi de la France , sertà désigner les chenilles du Sericaria moi'*’De grands soins doivent être donnés pourfaire arriver à bien l’éducation des Vers asoie; on verra des détails à ce sujet dansles ouvrages spéciaux sur l’industrie desoie, qui a été assez importante pour fa ,recréer dans plusieurs pays des sociétésscientifiques et agricoles, portant le non*de séricicoles , et qui s’en occupent e* -clusivement : ici nous ne pouvons citerque quelques uns des faits les plus impo r "tants.
Les oeufs n’éclosent que six jou fSaprès avoir été soumis à l’incubation ,quelle commence à une température15° Réaumur et se termine à 20° et qu e ^'quefois 24°. Les jeunes Vers doivent êtremaintenus les premiers jours de leur na* s 'sance dans une chambre dont la tempé ra (ture est de 20° Réaumur; le second jour a19° et tout le reste de la vie à 18°, tané ,sque l’hygromètre marque 80°. Pour éleV erles Vers provenant d’une once de g ra ' n6( 34 à 40,000 vers environ ) , c’est le n oI J|
que les agriculteurs donnent aux oeufs»
pouf
faut deux livres de feuilles de Mûrier,indiquer en quelques mots le grand in tel
industriel que l’on retire de la culture
Ver à soie , nous croyons devoir rapp° rt6 jles faits suivants et donner des chiffres mles démontrent d’une manière positive.la magnanerie de la Cautandière 0^ en ür ,gappartenant à MM. Miller et Robinet?once d’oeufs a produit 60 kilogr. de c0 e
ce * 1
éducation les cocons sont revenus aux P X °
(190 à 200 pour 1/2 kilogr.); dans
priétaires à 1 fr. 55 c. le. 1/2 kilogr. M*^fait filer leurs cocons chez eux, la fi ,at ^ re r .la soie leur a coûté 5 fr. 30 c. le 1 /2qu’ils ont pu vendre à raison de 36 f r * j aEn 1835, notre commerce a exporté ^ ,soie pour la somme de 186,975,36^
la consommation intérieure a
été