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Tome treizième.
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brique, amincie et susceptible de toutes sor-tes d’inflexions; de même que celle du Myr-niéléon, elle vit de proie, et se fait, dansle sable, de petits enfoncements coniques :Pour y parvenir, elle lance la terre sèche oule sable, en courbant son corps et le déban-dant comme un ressort ; ensuite, cachée aufond de ce piège , elle y attend le momentoù quelque insecte y tombe, lève brusque-ment la tête, serre sa proie dans les replisde son corps et la dévore ; puis elle en rejettela dépouille. Elle vit de cette manière pen-dant au moins trois ans. La nymphe est nuee t simplement couverte de sable. (E. D.)

VEULUSIA. ins. — Genre de la familledes Coréides, de l’ordre des Hémiptères, éta-bli par M. Spinola ( Essai sur les Hémipt.hétéropt.) sur une espèce très commune dansOotre pays, le V. quadrata {Coreus qua-ûratus , Fabr.). (Bl.)

VEJBMET. Vermetus ( vermis , ver), moll.Ce genre a été formé par Adanson pour desanimaux qu’il a nettement reconnus appar-oir au groupe des Mollusques, malgré lesapparences qui ont trompé Linné et ses suc-cesseurs, et qui les ont conduits à confondrel fi s Yermets parmi les espèces de Serpules.^a coquille des Yermets présente , en effet,l’aspect général du tube des Serpules ; elleest tubuleuse, fixe, souvent régulière et tur-* Ic ulée dans le premier âge, formant alorsu Ue sorte de spire, mais se prolongeant plusl ard en un tube plus ou moins irrégulier,et irrégulièrement contourné et ployé dans1 âge adulte. Ce tube est très long propor-^anellement à l’animal qui l’habite, etOte la partie postérieure devient successi-Ve ment inutile au Mollusque qui s’en sé-jj ar e par des cloisons plus ou moins nom-l’auses et inégalement espacées. C’est d’or-‘naire par l’entrelacement d’autres coquillesla même espèce que le tube du Vermet seXe î c’est quelquefois parce qu’il est enve-°Ppd en partie par les lithopbytes. De Pén-ible des observations faites par Adanson ,Delle Chiaje, Philippi, Quoy et Gay-( j, ar d , il résulte que l’animal a beaucoupAnalogie avec les Mollusques de la famille^ s ^ r ochoïdes ; qu’il ressemble, en général,Ce lui d’une Dauphinule, ou d’un Turbo

<lui

jj, serait déroulé. Il ne marche point, et

^it ^ aS ’ ^ ar ^e P' e( * proprement

’ mais la partie qui constitue la queue,

chez les Gastéropodes ordinaires, se reploieen dessous et se porte jusqu’en avant de latête, où son extrémité se renfle en unemasse garnie d’un opercule mince , qui estépineux dans certaines espèces ; quand l’a-nimal se retire, cette masse operculée fermel’ouverture du tube. La tête est peu dis-tincte, surmontée de deux tentacules unpeu aplatis, portant les yeux à leur baseexterne. La bouche consiste en un orificevertical, au-dessous duquel se montre, dechaque côté, un filament qui ressemble àun tentacule, mais qui n’est en réalité qu’unfilet appartenant au pied. Les branchies neforment qu’une rangée qui longe le côtégauche de la voûte branchiale. L’orifice durectum et celui des organes de la générationse voient au côté droit.

Lamarck plaçait les Vermets dans sa fa-mille peu naturelle des Scalariens. Cuvierles rattachait à sa famille des Tubulibran-ches , avec les genres Magile et Siliquaire.Parmi les espèces vivantes, dans lesquellesil faut faire rentrer celles qu’on a confon-dues à tort avec les Serpules, nous citerons :

Le Vermet lombrical ou Yermet d’Adan-son , Vermetus lombricalis , Lamk., qui ha-bite les mers du Sénégal , où elle est com-mune , d’après Adanson : elle forme desgroupes par entrelacement. — Voy. l’atlasde ce Dictionnaire, Mollusques, pl. 1t.

Les espèces fossiles sont nombreuses,mais il reste quelquefois des doutes sur lavaleur des déterminations faites par les di-vers auteurs, dont quelques uns semblentavoir confondu les Vermets avec des animaux de la classe des Annélides. En général, on peut distinguer la coquille d’uuYermet du tube d’une Serpule en prati-quant une section qui permette d’examinerl’intérieur. Les tubes de Serpules sont toutà fait libres ; les coquilles de Vermets sontcloisonnées. En raison des incertitudes quelaissent certaines désignations , il n’est pascertain que les Vermets aient vécu à l’épo-que jurassique; leur existence dans les ter-rains crétacés est mieux démontrée ; on encite des espèces des terrains tertiaires, mêmedans les États-Unis . (E. Ba.)

*VERMÉTÏDES. Vermetea , Menke ;Vermetidæ , Gray. moll. — Cette famille ,rattachée aux Gastéropodes Pectinibran-ches, correspond à celle des Tubuübran