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le long des marais. Les fleurs de celle-ciont une couleur plus intense. Ces deuxplantes réussissent sans difficulté en pleineterre, et se multiplient par éclats.
C’est encore dans le même sous-genrequ’est comprise la Vernonie anthelmintique,Vernonia anlhelmintica, Willd . ( Conyza an -thelmintica , Lin.), espèce herbacée annuelle,commune dans les Indes orientales, où onlui donne le nom de Calageri. La poudrede ses graines est employée pour détruireles vers intestinaux des enfants; de là sonnom spécifique. L’infusion de la plante en-tière est administrée contre le rhumatismeet contre la goutte. Cette espèce a été in-troduite en Amérique , où elle est cultivée àcause de ses propriétés. (P. D.)
VÉRON, poiss _Nom vulgaire d’une Able,
Leuciscus phoxinus , Val., que plusieurs au-teurs ont considéré, avec M. Agassiz , commedevant former un genre particulier, sous lenom de Phoxinus. (E. Ba.)
VERONICA. BOT. — Voy. VÉRONIQUE.
VÉRONICÉES Veroniceæ. bot. ph. —Tribu de la famille des Scrophularinées {voy.ce mot ), ainsi nommée du genre Veronica qui lui sert de type. (Ad. J.)
VÉRONIQUE. Veronica. bot. ph. —Grand et beau genre de la famille des Scro-phulariacées, tribu des Véronicées, delàdiandrie-monogynie dans le système deLinné . Tel que nous l’admettons ici, sui-vant en cela les idées de M. Bentham, ilcomprend non seulement les Véroniques proprement dites à corolle presque rotacée,mais encore plusieurs espèces à corolle tu-buleuse-bilabiée, qui avaient été séparéespar Rafinesque sous le nom de Callystachys,par M. Nuttal sous celui de Leptandra , etque M. Endlicher comprenait dans le genrePœderota , Lin. Avec cette circonscription ,le genre Véronique ne renferme pas moinsde 158 espèces (Bentham , in DC. Prodr .,vol. X, p. 458), parmi lesquelles plus de30 appartiennent à la Flore française,et plusieurs autres sont communément cul-tivées pour l’ornement des jardins. Cesnombreuses plantes sont des herbes, dessous-arbrisseaux, des arbrisseaux, ou mêmede petits arbres, qui croissent dans les par-ties tempérées et froides des deux hémisphè-res; dont les feuilles sont opposées ou ver-ticilléeSj rarement alternes, souvent den-
tées ou incisées; dont les fleurs, bleues oublanches, sont tantôt solitaires à l’aissefl®des feuilles supérieures, tantôt réunies eugrappes ou en épis. Ces fleurs ont : un calicequadri-quinquéparti ; une corolle à tubetantôt très court, tantôt dépassant le calicetà limbe étalé, divisé en quatre lobes, dontle supérieur est plus grand; deux étaminesinsérées à la base et sur les côtés du lobesupérieur de la corolle , et dont l’anthère ases deux loges confluentes au sommet; uf*ovaire à deux loges renfermant un nombrevariable d’ovules, surmonté d’un style qu®termine un stigmate un peu renflé. A ce 5fruits succède une capsule comprimée ourenflée, à deux sillons, dont les deux car-pelles s’ouvrent, tantôt par déhiscence lo-culicide, sur leur ligne dorsale, leurs bord 5infléchis restant adhérents à la colonneplacentifère ou s’en séparant plus ou moins»et tantôt par déhiscence septicide. Fesgraines sont ovales ou orbiculaires, planesou concaves à leur face interne, par l a 'quelle elles se fixent, plus ou moins con-vexes à leur face dorsale , lisses ou légère-ment rugueuses.
M. Bentham admet ( loc. cit.), dans I egrand genre Véronique, la division suivant®en 7 sous-genres.
a. Hebe, Benth . Arbres ou arbustes, rare-ment herbes, propres à l’hémisphère aus-tral; feuilles un peu épaisses, toutes opp 0 'sées, généralementglabres et entières; fle üfsen grappes axillaires ou en petites panicule 5au sommet des rameaux, accompagnées d®
petites bractées; tube de la corolle généra -lement allongé; capsule renflée, légèrementcomprimée, se partageant en deux par d e 'hiscence septicide, de manière à laisser pl ü *ou moins libre la colonne placentaire; g ral "nés planes d’un côté ou biconvexes.
La Véronique brillante, Veronica s P e 'dosa, R. Cunn. (in Bot. Magaz., tab. 3*6*est l’une des plus belles acquisitions donos jardins se soient enrichis dans cesniers temps. C’est un arbrisseau de I2 mètres de haut, qui croît à la NouvelZélande, sur les bords de la rivièrekianga. Elle est glabre dans toutes ses P a ^ties. Ses feuilles sont grandes, d’un bea^vert, obovales-oblongues; ses fleurs,bleu violacé, forment des grappes très se^rées à l’extrémité des rameaux, et s e