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tuyaux et des Intestina , avaient été sacri-fiées à l’esprit systématique qui dominaitalors les méthodes en histoire naturelle.Pallas rectifia ces principales erreurs, et ilposa les véritables bases de l’helminthologieaussi bien pour les Vers réellement in-testinaux que pour ceux dont le genre devie est extérieur. Ses travaux, justementappréciés par Cuvier et par M. de Blain-vilie, constituent, avec ceux de MüIIer, deGoeze , de Cuvier, de Lamarck,de Rudol-phi, les premiers matériaux sérieux dontl’histoire naturelle des Vers a été composée.Goeze et Rudolphi s’occupèrent surtout desEntozoaires ou véritables Vers intestinaux;Müller fit au contraire connaître les espècesqui habitent la terre humide ou les eauxdouces; Pallas et Cuvier s’appliquèrent depréférence à l’étude des espèces marines.Lamarck signala, dans ses ouvrages classi-ques , les principales découvertes de cesnaturalistes et les siennes propres.
Au nombre des ouvrages utiles aux pro-grès de Thelminthologie , nous devons citerle Traité de zoologie , publié, en 1815, parM. Oken. A cette époque, le nombre desgenres de Vers commençait déjà à être assezgrand ; nous dirions même qu’il était dèslors fort considérable, si l’on pouvait regardercomme définitifs tous ceux que Rafinesqueinscrivit, pendant la même année, dans sonouvrage intitulé : Analyse de la nature , ouTableau de Vunivers et des corps organisés.Dans ce livre, dont aucun naturaliste neparle, on trouve cependant quelques vuesdignes d’être remarquées, mais de plus, l’in-dication d’un trop grand nombre de genresnouveaux, dont l’auteur ne donne mêmeque le nom. L’espace dont nous disposonsici, et surtout la nature de cet article, nenous permettent pas de reproduire le Sy-nopsis de la partie helminthologique telleque l’a conçue Rafinesque dans ce curieuxouvrage, dont plus d’un lexicographe pour-rait tirer un parti avantageux.
M. Savigny, l’auteur du magnifique Atlaszoologique qui fait partie de l’ouvrage fran-çais sur l’Égypte , a publié en 1817, à proposde la description des espèces qu’il avaitrecueillies, un système complet des ani-maux de cette classe. Il en a établi les ca-ractères avec rigueur, et il a proposé ladistinction d’un nombre assez considérable
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de coupes génériques nouvelles. En voiesl’exposé :
PREMIÈRE DIVISION.
Annélides ayant des soies pour la loco-motion.
Ordre I.—ANNÉLIDES NÉRÉIDÉES.
Fam. 1. Aphrodites : g. Palmyre, Sav.îHalithée,S.; Polynoë, S.
Fam. 2. Néréides : a) Nér. lycoriennes -g. Lycoris, S.; Nephthys , S. — b) Nér. gW'cériennes : Aricie, S.; Glycère, S.; Ophéli®»S.; Hésione, S.; Myriane, S.; Phyllodoce, S-
— c) Nér. sylliennes : g. Syllis, S. Plus I® 5g. douteux Spio , Fab.; Lycastis, Sav. ; L e 'pidie, S.; Aonis, S.; Eulalie, S. ; CastaH e *S.; Etéone, S.; Polynice, S.; Amytis, S.
Fam. 3. EiiNiCES'.g. Léodice, S.; Lys 1 'dice, S.; Aglaure , S.; OEnone, S.
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Fam. 4. Amphinomes : g. Chîoë, S.*Pleione, S.; Euphrosyne, S.; plus le g. AriS'ténfe, S.
Ordre IL—ANNÉLIDES SERPÜLÉES.
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Fam. 5. Amphitrites : —a) Amph. sàbd~tiennes : g. Serpuîe , Sabelle. — b) Ampb-hermelliennes : g. Hermelle, S. — c) Amph-térébelliennes: g. Térébelle, Amphictène, $*
Fam. 6. Maldanies : g. Clymèneil
Fam. 7. Télétbuses : g. Arénicole.
Ordre III.—ANNÉLIDES LOMBRICINES-
Fam. 8. Echiüres : g. Thalassème.
Fam. 9. Lombrics : g. Enterion, Sav.»pogeon, S.
Ordre IV. — H1RUD1NÉES.
Fam. 10. Sangsues : — a) Sangsues bra®'chelliennes :g. Branchellion. — b) Sang 5albioniennes : g. Albione, Sav. ; Hæmocbar ,5 ‘
— c) Sangsues bdelliennes : g. Bdelle, S aV,tSangsue ; Hæmopis, S.; Nephelis, S.; Cl®Psine, S.
Ainsi qu’on a pu le voir par ce qui P re .cède, M. Savigny ne met pas les Nais P* r,nles Annélides. Il en exclut aussi le g e °^Dentale, qu’il a étudié d’après le DentaWentalis , et qu’il suppose devoir être