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Tome treizième.
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vants : Calice libre, très court, à cinq angleset à cinq dents rudimentaires; corolle decinq pétales insérés à l’extérieur d’un disquehypogyne, concaves, et se soudant entre euxpar leur sommet infléchi, de manière à for-mer une seule pièce qui se détache tout en-tière , au moment de 1 épanouissement, enune sorte d’étoile à cinq rayons tronqués;cinq étamines insérées de même que les pé-tales, auxquels elles sont opposées, à an-thères biloculaires, s’ouvrant longitudinale-ment ; ovaire libre, entouré à sa base d’undisque à cinq lobes, creusé de deux loges,qui renferment chacune deux ovules colla-téraux, ascendants, fixés à la base de la cloi-son; cet ovaire porte un stigmate sessile,déprimé et presque pelté. A ces fleurs suc-cède une baie globuleuse, biloculaire, àloges dispermes ou monospermes par avor-tement; le test des graines est dur et osseux ;leur embryon est très petit, logé dans l’axed’un albumen charnu, mais d’un tissu dense.

Le nombre des espèces de Vignes décritesjusqu’à ce jour dans les ouvrages de bota-nique s’élève à environ 45. Mais, parmielles, il en est une qui mérite de fixer parti-culièrement l’attention, à cause de l’impor-tance majeure que la culture lui a donnée.Elle a surtout un intérêt spécial pour laFrance , à laquelle elle fournit le plus im-portant de ses produits agricoles, celui pourlequel son heureuse position géographiqueet la douceur de son climat lui assurent desavantages et une prééminence incontestablessur tous les autres pays. Cette espèce est laVigne cultivée, Vilis vinifera y Linné. Lapatrie de ce précieux arbuste n’est pas déter-minée avec toute la précision possible; ce-pendant la plupart des botanistes, qui sui-vent en cela les traditions conservées parles auteurs de l’antiquité, s’accordent à laplacer en Asie , dans l’Arabie heureuse, prèsde Nysa. De là il s’est étendu dans les con-trées de cette partie du monde qui avoisi-nent ou bordent la Méditerranée. Les Phé-niciens l’ont transporté dans l’Archipel , enGrèce et en Italie ; enfin les Phocéens, envenant fonder Marseille et quelques autresvilles de notre littoral méditerranéen, ontintroduit dans les Gaules cette culture, quidevait devenir pour elles une source abon-dante de richesses. Aujourd'hui la culturede la Vigne règne sur une portion considé-

rable de la surface du globe; mais elle neprospère réellement que dans les contréestempérées. Vers le Nord, elle ne s’élève P a5au delà des pays où la température moyennede l’été atteint au moins le chiffre de19° centig. Plus haut elle ne mûrit pas se»fruits en pleine terre, et ne peut plus êtrecultivée qu'en serre. Déjà même, vers cettelimite septentrionale, son fruit n’atteint P**chaque année sa maturité parfaite, et se»produits ne sont pas toujours suffisammentavantageux pour que d’auires cultures n®soient substituées fructueusement à l*

sienne. Il parait même établi que ces raisonspurement économiques ont déterminé encertains points, notamment en Normandie »l’abandon de cette culture. On sait que que*'ques auteurs, notamment M. Fuster, avaientcru trouver dans ce fait la preuve d’unabaissement de température qui se seraitopéré en France depuis quelques siècles-Vers le Midi, la culture de la Vigne ne s'é"tend pas aux contrées tropicales; déjà, eftapprochant de cette limite, elle cesse d epouvoir produire une récolte de vin, et sesfruits ne servent plus que comme alimentLa raison en est que, sous l’influence d’u nfftempérature constamment élevée, la V 1 'gne ne livre plus ses produits à une ép°"que unique, et qu’elle cesse dès lorsdonner matière à des vendanges, et, P arsuite, à la fabrication du vin. (Pour la àé~lermination exacte de ces limites, voyf 2géographie botanique.) En France , P artKculièrement, Arthur Young a remarqué d uela limite septentrionale de la Vigne fortn eune ligne ascendante de l’ouest vers le D ° r .’qui, partant des côtes de l’Océan à peu P reà moitié distance entre Nantes et Vanne 5 »viendrait passer un peu plus haut quePa rlS ’Soissons et le confluent de la Moselle avele Rhin . Or on reconnaît au premier c° üd’œil que cette ligne, qui n’a certaine#^pas la régularité qu’on lui donne sur ^cartes (voyez Flore franç. de Lamarck ede Candolle, vol. II), est parallèle à larection générale des côtes de la Man cDans cette portion de notre pays où la

est l’objet de grandes cultures, Y

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de la température se manifeste assez ne^ment par la nature des produits <? u ^ eSfournit pour qu’on puisse tracer trois zassez distinctes. Ainsi les parties de 11