zoo
zoo
ques du mot français , mais ce n’est point dé-finir la science elle-même. Pour être com-plète, cette définition exigerait que nouspussions tracer ici l’histoire des hommes quiont contribué par leurs travaux à fonder età agrandir la science; l’histoire des idéesqu’ils ont données pour fondement à leursdoctrines; l’histoire des écoles qui ontadopté et développé ces principes. Mais l’es-pace nous manque pour entrer dans tous lesdéveloppements d’un plan aussi vaste ; lecaractère même de cet ouvrage nous imposed’ailleurs l’obligation de ne point répéter icice que les lecteurs trouveront dans d’autresarticles : nous chercherons seulement à relierensemble ces éléments épars.
Pour le vulgaire, aux yeux duquel leRègneanimal ne consiste que dans les animaux lesplus communs ou les plus volumineux, ilsemble puéril de chercher par quels carac-tères un animal se distingue de la plante ;mais pour le savant qui embrasse dans sesvues l’ensemble des animaux et l’ensembledes végétaux, qui a été conduit par ses in-vestigations jusque sur les confins des deuxrègnes d’êtres organisés, qui a vu la vie semanifester à cette limite par des phénomè-nes identiques, la distinction entre l’animalet la plante reste un des problèmes encore àl’étude les plus difficiles et les moins avan-cés. —■ Voy. ANIMAL.
La définition du Règne animal lui-même,c’est-à-dire de l’ensemble des êtres auxquelsappartient le nom collectif d’animaux, a étédiversement présentée par les auteurs, et cesont ces différences qui caractérisent les di-verses méthodes zoologiques. — Voy. sys-tème zool.
Pour la Zoologie , comme pour toutes lessciences en général, il est clair qu’une mé-thode, c’est-à-dire le résumé synoptique dela science constituée , n’a de valeur qu’au-tant qu’elle embrasse son objet dans toutesSes parties, sous toutes ses faces, dans tousses états, sous toutes ses manifestations,dans tous ses rapports. En un mot, l’ana-lyse et la synthèse, le détail et l’ensemble,le fait et la loi, doivent être étudiés, appré-ciés, formulés, pour que la science ait sonfondement, pour qu’elle existe et se fasseaccepter. On comprend donc que si le nomde zoologiste est quelquefois appliqué ausavant qui s’attache à l’étude unique d’un
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organe, d’une espèce, d’un genre, mêmed’un groupe d’animaux, ou à celui qui pour-suit la solution d’un problème de physiolo-gie, d’embryogénie ou de paléontologie, cenom n’est que l’application trop généraled’une qualité qui suppose la connaissancecomplète et la coordination de tous les phé-nomènes isolément étudiés par l’anatomiste,le physiologiste, l’embryologiste ou le pa-léontologiste.
Puisque l’animal est composé d’organesqui ne prennent que progressivement leurforme définitive et adulte; puisque ces or-ganes ont entre eux des rapports déterminéset constants, qu’ils accomplissent certainesfonctions déterminées; puisque l’être qu’ilsconstituent a certaines affinités avec les au-tres êtres de la création, il est évident quela Zoologie ne consiste pas, comme le pen-sent beaucoup de gens, et comme certainsnaturalistes ont trop contribué à le fairecroire, dans la distinction et la classificationdes espèces, dans une nomenclature plusou moins grecque et barbare.
La constitution adulte et le développe-ment, la forme extérieure et la structure,le jeu des organes, les mœurs etles instincts,les différences et les analogies, la distribu-tion géographique, la création actuelle etpaléontologique, l’influence des milieux,l’état normal et la tératologie; toutes cessciences et toutes celles qui s’y rapportentne sont, en définitive, que les parties d’untout, les prémisses de la Zoologie . Qu’on lecomprenne bien : cette belle science de laZoologie , prise dans son unité, appelle etrésume toutes les sciences qui étudient sousquelque rapport que ce soit l’embryon etl’adulte, l’être animal depuis ses premierslinéaments embryonnaires jusqu’à sa mort.
Mais la nature de l’esprit humain,commesa faiblesse , l’empêche d’embrasser deprime abord un tel ensemble; des hommesont consacré et consacrent encore leur vie,avec leur talent ou leur génie, à élucidéequelques points de cet immense problème,ou à en tracer l’ensemble et les lois. L’his-toire de leurs efforts constitue l'histoire dela science particulière à laquelle ils se sontspécialement livrés. Le tableau en a été pré-senté aux articles généraux anatomie, physio-logie , OVOLOGIE , PROPAGATION , TÉRATOLOGIE ,PALÉONTOLOGIE , TRANSFORMATION, ZOOPIIYTES.