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INTRODUCTION.

de son tissage, aux étoffes fabriquées à la manière des taffetas ; mais i!diffère de ceux-ci sous plusieurs rapports.

Le tissu dit foulard se fabrique avec une soie grége sans apprêt etsans organsin ; il est extrêmement flasque et peut habituellement êtrechiffonné sans qu’il en reste aucune trace. Le taffetas et le florence lemoins apprêtés ont un tout autre aspect et l’on ne saurait les froisser sansdommage ; car une qualité inhérente à tous les tissus de soie unis , autresque les foulards, c’est de cartonner toujours un peu. Ceci concerne sur-tout les foulards ayant reçu une façon depuis leur fabrication, c’est-à-dire ceux qui ont été teints pu imprimés. Quant aux foulards en écru,comme ils sont fabriqués avec une soie grége employée telle qu’elle sortde la bassine, et qui conserve par conséquent cette espèce de gommeque secrétent les vers à soie, ils sont moins flasques que les autres, etl’on ne peut les chiffonner sans qu’il en reste des traces. Tels sont no-tamment les foulards connus'dans l’fnde sous le nom de Tussore ouFussore, lesquels sont fabriqués avec une soie particulière provenantdu ver à soie sauvage : ceux-ci, à l’état écru , sont d’une couleur ana-logue à celle de la batiste écrue et ils en ont l’aspect.

D’après la loi du 2 juillet 1836, et par dérogation à la prohibition gé-nérale établie par la loi du 7 juin 1820 sur les tissus de soie dont l'origineeuropéenne n’est pas notoire, les foulards en soie pure, qu’ils soientécrus ou imprimés, sont admis à l’importation sans distinction d’origine.

Ils sont également affranchis, aux termes des ordonnances royalesdes 8 juillet 1834 et 25 août 1836, de la prohibition relative résultantdu traité de navigation conclu avec l’Angleterre en 1826 ( Circulaires1451 et 1563).

Les pièces de foulards ont ordinairement une longueur de 6 mètres40 centimètres à 18 mètres 30 centimètres, tandis que les étoffes de soie,analogues au foulard pour le mode de tissage, sont beaucoup plus lon-gues et n’ont presque jamais moins de 36 mètres. Mais ce signe caracté-ristique n’étant pas inhérent au tissu, tout certain qu’il est aujourd’hui,il pourrait se faire que plus tard il cessât de l’être ; aussi ne saurait-on leconsidérer comme un moyen de reconnaissance suffisant.

Il n’y a pas de distinction à faire entre les foulards divisés en compar-timents de manière à pouvoir être coupés en mouchoirs, et ceux qui,n’offrant aucune division , peuvent être affectés à toute autre destination.

Sont considérés comme écrus les foulards fabriqués avec de la soienaturellement blanche, telle que celle dite china; mais on assimile auxfoulards imprimés les foulards fabriqués avec de la soie blanchie, ainsique ceux qui, fabriqués en écru, ont été blanchis après le lissage, (lesfoulards sont d’un blanc légèrement azuré ; le tissu en est plein et serré ,et ils sont ordinairement disposés en mouchoirs encadrés, sur les quatrefaces, par deux ou trois lisérés de la même couleur que le fond. Lesfoulards fabriqués avec de la soie blanche de sa nature ont, au contraire.