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NOTIONS GÉNÉRALES. II.

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se mouvoir parallèlement à lui-même, pendant qu’elles prennentelles-mêmes un mouvement de rotation autour de leurs axes, quisont commandés par des courroies ou des cordes venant d’un tam-bour unique, et embrassant les petites poulies à gorges que por-tent à leurs bases les axes des broches. Le tambour de commandereçoit son impulsion par une manivelle à la main ou par unmoteur.

Une fois les fils engagés entre les pinces ou mâchoires, on com-mence à les fixer à l’extrémité supérieure des broches, puis onfait avancer le chariot pendant que les broches tournent ; la coursedu chariot étire par conséquent les fils et le mouvement des bro-ches les tord. En ramenant le chariot et en continuant à faire mou-voir les broches en sens inverse, le fil s’enveloppe autour d’elles.

Le chariot étant rapproché de la pince, le travail recommencede la même manière.

Voilà quelle était l’enfance de l’art. Comme nous l’avons dit,le résultat de ce travail était imparfait, cet étirage par les pinceset le chariot ne pouvait avoir lieu que grossièrement et d’unemanière peu régulière.

Le métier continu diffère du précédent non-seulement par laforme, mais par une des plus importantes modifications que lesmétiers à filer aient reçues. L’étirage s’effectue ici, à l’aide dedeux paires de cylindres placées à une certaine distance l’unede l’autre et se mouvant avec une vitesse différente. Les deuxcylindres inférieurs sont cannelés et les deux supérieurs sontpolis. Cette merveilleuse conception, base fondamentale d’unevéritable révolution sociale, nous parait si simple aujourd’hui,que c’est à peine si nous croyons utile de nous y arrêter pourindiquer son jeu; rien de plus facile à comprendre. On engageune mèche de matière filamenteuse entre ce système de cylin-dres, comme la fileuse l’engage entre les doigts, les cylindrespar lesquels sort la mèche marchant plus rapidement que ceuxpar lesquels elle est introduite ; il s’ensuit qu’elle est forcée des’allonger d’une quantité proportionnelle à la différence de vitessedes deux paires de cylindres.

Il faut supposer toutefois que la matière puisse s’étendre ets’allonger sous une certaine pression à laquelle les cylindres sont