Band 
[Texte.]
Seite
108
JPEG-Download
 

108

INTRODUCTION.

elle met en mouvement la roue y et la bobine. Le fil, fixé d’unbout sur le milieu de la bobine, engagé sur une des dents del’épinglier et sortant par le trou de la broche, tourne aussi surlui-même, éprouve une torsion d’autant plus grande qu’il s’en-roule avec plus de lenteur sur la bobine et vice.versâ. A mesureque le fil se tord il glisse par le trou de la broche sur la dent del’épinglier, et s’enroule sur la bobine.

La fileuse a devant elle sa mouillette, et elle humecte son filquand cela est nécessaire. Elle fait passer ce fil d’une dent del’épinglier à la suivante et ainsi de suite, afin de le répandre éga-lement sur toute la cavité de la bobine; quand elle est parvenue àla dernière dent, elle rétrograde et revient à la première enpassant successivement par chacune des dents intermé-diaires.

On comprend combien le travail est limité avec un instrumentde ce genre qui ne peut produire qu’un fil à la fois, et dont laperfection dépend uniquement de l’attention et de l’habileté del’ouvrière. Tout le système de filature à la main consistait dansun grossier cardage avec deux cardes à manche et dans le filageau moyen du rouet que nous venons de décrire, ou avec unrouet plus simple encore.

Dans la filature mécanique toutes les parties du travail sontexécutées avec une rare perfection, sans l’entremise de l’ouvrier.Les cardes à la main et le rouet ont été remplacés par une ré-union de machines qui forment ce qu’on nomme un assortiment.Les petites figures suivantes représentent le groupe de machinesformant l’assortiment tel qu’il est employé dans les meilleuresusines. Les mots bis et ter indiquent qu’on soumet la matièredeux ou trois fois de suite en machines. La fig. 24 représente une

Fig. 24. Fig. 25.— Ms. Fig. 26 .—ter.

machine à ouvrir. La fig. 25 un batteur. La fig. 26 une carde.