122
PRÉPARATIONS DU PREMIER DEGRÉ.
Le coton est d’abord soumis à l’action du premier, dont lebut, comme son nom l’indique, est de débarrasser la matièrefdamenteuse des corps étrangers. L’opération doit être conduiteavec beaucoup de ménagement.
La dureté des corps étrangers, et le manque d’élasticité ducoton exposeraient en effet des fibres à être brisées par deschocs trop violents. Lorsqu’il a été complètement débarrassédes corps étrangers et qu’il a repris toute son élasticité, on peutalors sans danger le soumettre à l’action du second batteur.L’élasticité permet aux fibres d’opposer une plus grande résistanceaux chocs réitérés.
A la sortie du premier batteur, la matière est rendue en floconset en tas pour être transportée au batteur étaleur. Celui-ci pos-sède un système de cylindres enrouleurs qui la dispose sousforme de nappe.
L’opération étant la même dans les deux batteurs, sauf lesvariations indiquées, on songea bientôt à substituer une seulemachine aux deux.
Dans cette dernière le travail s’exécute avec les gradations devitesse que nous avons énoncées. Dans la plupart des cas un seulpassage du coton suffit, mais il en faut deux lorsque la matièreest difficile à nettoyer.
Nous nous bornerons par conséquent à la description de cebatteur éplucheur et étaleur.
Cette description suffira d’ailleurs pour faire comprendre l’exé-cution du travail par deux machines.
Certains praticiens se dispensent de l’opération du louvetageque nous avons décrite précédemment, et commencent immé-diatement le travail au batteur. Cela a lieu surtout lorsquela matière n’est pas chargée d’impuretés. Mais nous croyonsque si l’on n’emploie pas deux batteurs , il est bon de pro-céder toujours par le travail préliminaire du louvetage ou ou-vrage.
Les principes sur lesquels repose la construction de tousles batteurs sont les mêmes. Le coton est toujours soumis auchoc vivement répété d’un axe en fer, tournant autour d’un pointfixe qui se trouve au milieu de sa longueur, et décrivant des cir-