COTON. 127
avec une telle vitesse qu’il ne peut altérer les filaments très-élas-tiques.
La grande vitesse du frappeur chasse les fibres légères de-vant lui, dans la direction indiquée par la flèche, et fait échapperles corps durs par la grille. Le coton est amené naturellementsous le premier tambour métallique M, qui, dans sa rotation,appuie et comprime les filaments chassés par la force centrifugeet appelés par le ventilateur, qui a de plus pour but d’expulserla poussière par le canal vertical D. La matière, après avoir étésoumise à cette première action, arrive devant la seconde pairede cylindres c',c'. Le même effet se reproduit alors jusqu’aprèsle second cylindre M, d’où les rouleaux d’appel H l’attirent pourle livrer aux cylindres cannelés P', P", destinés par leur mouve-ment de rotation à enrouler la nappe autour du rouleau en bois l ,de la manière qui a été indiquée précédemment.
Le batteur dont nous venons de faire la description, présentequelques particularités mécaniques que ne possèdent pas lesbatteurs généralement usités. Il est rare d’abord de trouver descylindres cannelés pour l’alimentation. Le constructeur a adoptécette disposition dans le but d’établir une adhérence plus grandeet un moyen d’alimentation plus sûr, et d’éviter une pressiontrop forte.
Dans la plupart des batteurs, le transport intérieur du cotond’un frappeur à l’autre est effectué par des toiles sans fin rem-plaçant les plans inclinés en zinc poli.
Pour que le coton s’appliquât mieux contre la toile métallique,il serait bon de donner à l’enveloppe la direction que nous avonsindiquée par les lignes ponctuées h', k'\ afin que la matière battueembrassât un arc de cercle plus grand du tambour métallique, etpût moins s’accumuler.
Le mode de pression employé pour le rouleau d’appel est biencombiné et offre plus d’avantage que la pression directe sur l’axedu rouleau en bois à laquelle on se borne assez ordinaire-ment.
Ce batteur est muni d’un compteur ajusté sur l’axe d’un desdeux cylindres P', P', le compteur indiquant la longueur d’en-roulement; l’ouvrier n’enlève alors que des rouleaux por-