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PRÉPARATIONS DU PREMIER DEGRÉ.

Les nombres du tableau A sont indiqués pour un batteuréplucheur à deux frappeurs, et ceux du tableau-B, pour un étaleurà un frappeur. Les nombres du tableau C s’appliquent à l’é-taleur qui vient d’être décrit.

Nous nous sommes bornés à indiquer les vitesses de la premièrepartie, celles de la seconde étant à peu près les mêmes. IIvaut mieux cependant imprimer une vitesse un peu supérieureà cette seconde partie, comme l’indique le premier tableau, afinque la matière soit toujours bien enlevée, et ne s’accumulepas devant les frappeurs. Il faut aussi que le développement dela toile métallique et des rouleaux d’appel soit à peu près lemême, puisque les fonctions de ces différents éléments se bor-nent à enlever le coton qui arrive avec une vitesse presque égale.Il est évident que si cette vitesse augmente un peu pour la se-conde partie, celle des rouleaux d’appel doit augmenter dans lemême rapport (1).

Malgré tous les soins et modifications apportés aux machinesà battre, on n’est pas parvenu encore à battre mécaniquementles cotons très-fins, à filaments longs, pour les fils de numérosélevés, tels que ceux produits par le Jumel et le Géorgie long.Le battage de ces matières se fait toujours avec des baguettescomme nous l’avons indiqué plus haut. Le battage mécaniqueaurait l’inconvénient de les briser; comme ils sont d’ailleursdestinés à produire des fils d’une grande finesse, et possédant desqualités parfaites, ils est nécessaire de procéder à un triage mi-nutieux , et de les choisir avec le plus grand soin, ce qui n’a puégalement se faire convenablement qu’à la main jusqu’à présent.

(1) Supposant à nos lecteurs les connaissances élémentaires des mathématiques,nous n’avons qu’un mot à dire sur la manière de calculer le travail théoriquedes machines que nous venons de décrire. Ce travail dépend nécessairement dela quantité de coton amenée par les rouleaux en boisT dans l’unité de temps. Con-naissant la quantité étalée sur la table sans fin, on n’aura qu’à multiplier la vi-tesse de la toile sans fin par minute, par exemple, pour avoir la quantité maximumdu coton fourni. Le rapport de développement de la première paire de cylindresà celui de la seconde lorsqu’il diffère, comme cela arrive ordinairement, donnerala quantité d’allongement de la nappe , et le rapport de la vitesse du frappeur àcelui des cylindres alimentaires indiquera le nombre de coups de battes que reçoitla nappe.