COTON. 139
ments que nous venons de décrire; elles sont quelquefois légè-rement modifiées.
Tantôt il y a deux paires de cylindres alimentaires cannelésau lieu d’une ; un seul hérisson cardeur l , au lieu de trois ouquatre ; un nombre de chapeaux variable de 12 à 13 ; et enfin,c’est ici la modification la plus importante, un peigneur cir-culaire ou cylindres armés de dents de cardes , à la place du pei-gneur alternatif à dents de scie que nous avons représenté dans lafig. 1 de la PI. II. Les opinions sur le choix du système depeigne sont partagées. Le peigne cylindrique à rubans de cardesprésente l’avantage d’être moins exposé aux dérangements,et decauser moins d’accidents dans le travail, d’éviter ce brusquemouvement alternatif, le bruit désagréable et les réparations quien sont les conséquences ; mais le peigne à mouvement alternatifoffre, comme compensation, de compléter en cas de besoin lenettoyage de la nappe. En résumé, toutes les fois que le travail ducardage est bien surveillé et fait avec tout le soin voulu, il vautmieux employer le peigneur cylindrique à dents de cardes quele peigneur alternatif; mais ce dernier pourra être préférétoutes les fois au contraire qu’on opérera sur des cotons com-muns auxquels on ne voudra faire subir qu’un seul passage auxcardes.
Le coton est généralement cardé deux fois, on ne se borne à uneseule opération que pour économiser le nombre des machines, cequi n’arrive que dans les petits établissements ; c’est dans ce cassurtout qu’on emploie, pour produire davantage, les cardesdoubles ; il est rare que l’opération soit exécutée trois fois. Celan’a lieu que pour les fils d’une finesse extrême.
Le premier cardage est désigné sous le nom de cardage en gros,et le second, de cardage en fin.
Les machines ne diffèrent entre elles que par les degrés de fi-nesse des dents de cardes et par quelques variations de vitessedes parties mobiles.
La finesse des dents doit aller en augmentant, et la vitesse descylindres en diminuant, à mesure que le travail avance, puisquela matière se trouve de plus en plus débarrassée des corps étran-gers qui auraient pu détériorer les aiguilles trop fines, et qui ne