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COTON. 1/j.l

entre les dents. Le mouvement du peigneur doit avoir lieu très-uniformément sur toute la largeur.

L’alimentation de la carde sur la toile sans fin , et le débour-rage des chapeaux et des gros cylindres, doivent être faits avecrégularité.

Du dêbourrage. On nomme bourre les filaments du coton quiéchappent au cardage et vont se déposer, mêlés d’ordures, entreles dents du gros tambour et des chapeaux.

Les chapeaux, étant fixés et recevant les corps étrangers que legros tambour y chasse, ont besoin, bien plus souvent que cedernier, d’être débarrassés de cette bourre. Le débourrage deschapeaux se fait successivement et environ tous les quartsd’heure.L’ouvrier qui surveille la carde les soulève tour à tour et lesdébourre au moyen d’une petite carde à main ; ce travail peut sefaire sans arrêter la machine.

Le débourrage du tambour se fait moins souvent, cinq àsix opérations par jour suffisent ; mais le travail pendant cetemps a besoin d’être interrompu ; pour éviter cette interrup-tion, les établissements bien montés ont une carde de re-change. Ce moded’opérer a l’inconvénient de produire un cardageirrégulier, les résultats du travail immédiatement après le dé-bourrage étant plus parfaits que ceux obtenus lorsque le cylindres’est déjà embourré.

On a fait bien des tentatives pour établir des débourreusesmécaniques, nous avons vu des essais de plusieurs systèmes dif-férents dans le magnifique établissement de MM. Nicolas Schlum-berger et Bourcart de Guébviller, mais aucun ne fonctionneencore d’une manière satisfaisante.

La plus parfaite de ces machines est celle imaginée par M. Bod-mer. Le seul obstacle à son emploi est un prix de constructiontrop élevé.

Le débourrage mécanique des chapeaux est moins importantque celui du tambour, puisque le premier peut se faire à la mainsans plus de dépenses et sans interruption du travail. C’est sur-tout pour éviter les inconvénients que présente le débourragedes gros cylindres que M. Bodmer a inventé un moyen qui