Band 
[Texte.]
Seite
153
JPEG-Download
 

LIN ET CHANVRE.

153

teiller de 70 à 90 kilogrammes de matière par jour, suivant laqualité de celle-ci, et la plus ou moins grande facilité qu’elleprésente au travail.

11 existe plusieurs autres systèmes de machines à teiller, maisquelques-uns ont été depuis longtemps abandonnés, et d’autresne sont pas encore adoptés. On pourra consulter à ce sujet le Bul-letin de la Société d’encouragement , le Dictionnaire des manu-factures , et la publication de M. Armengaud aîné.

Le teillage, comme nous l’avons dit, étant toujours pratiqué surle lieu de la récolte, nous l’avons rangé dans les préparations pu-rement agricoles.

Battage ou Assouplissage du Chanvre.

Il ne suffit pas de teiller le chanvre pour l’assouplir convena-blement et le bien disposer au peignage ; ses tiges, présentant unerudesse sensiblement plus grande que celle du lin, ont besoind’être battues et assouplies pour se prêter facilement aux prépa-rations ultérieures.

Les moyens employés pour obtenir cet assouplissement ne sontpas partout les mêmes; tantôt ils se bornent à un simple trépi-gnement exécuté par un ouvrier sur les brins disposés sur le sol,et liés vers les extrémités ; tantôt on se sert de pilons verticaux ,dans le genre des pilons hollandais employés pour fouler les drapsque nous aurons à décrire plus loin ; ce sont des marteaux verti-caux soulevés par des cames, et qui retombent sur la matière àbattre lorsque celles-ci les abandonnent. Quelquefois aussi le bat-tage a lieu à la main, au moyen de marteaux qui remplacent lespilons dont nous parlons. Mais le plus souvent, on fait usage d’uncylindre en pierre roulant sur une autre pierre circulaire, unpeu concave , dans le genre de celle des huileries, qui reçoit lechanvre à traiter disposé en tresses; le poids du cylindre combinéa son mouvement autour de son axe, et, sur la surface du pla-teau horizontal en pierre, produit l’assouplissage. Ce système demachine est connu sous le nom de mailleries en Auvergne , où ilest le plus fréquemment employé ; aucun de ces moyens n’est àl’abri de reproche. Le premier qui consiste dans le trépignement,