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PRÉPARATIONS DU PREMIER DEGRÉ.
LAINES.
SPÉCIALITÉS AUXQUELLES ELLES DONNENT LIEU, ET PRINCIPALES VARIÉTÉSDE TISSUS QU’ELLES PRODUISENT.
L’étude des caractères généraux des matières premières nousa signalé des variations sensibles dans la longueur, la grosseur ,la force, et l’élasticité des filaments de la laine. Ces différencessont telles qu’on peut établir une distinction aussi tranchéeentre certaines laines, qu’entre elles et les autres matières textiles.Les laines présentent, en effet, tantôt des filaments qui, sousle rapport de la longueur, la douceur, la surface et la résistance,peuvent se comparer aux fibres du lin, et tantôt des filamentssi courts, si fins et si élastiques, qu’ils se rapprochent bien plusde ceux du coton.
On a compris que, pour transformer des laines d’espèces sidifférentes en fils, et pour en obtenir des tissus offrant des ca-ractères réguliers, on devait les classer avec soin, et modifier letravail suivant la forme que présenteraient les brins. Guidé pardes analogies de caractères, on a soumis les fibres longues à desopérations qui se rapprochent de celles pratiquées pour le travaildu lin et du chanvre, tandis que les premières préparations dela laine courte, offrent de nombreuses ressemblances avec cellesque l’on fait subir au coton.
On sait que les deux grandes industries, celles de la lainecourte et de la laine longue, empruntent leurs noms aux modesde préparations employés pour les filaments. On a, par suite,rangé également toutes les variétés d’étoffes qu’elles produisentdans la classe des étoffes en laine cardée, ou dans celle des lainespeignées, suivant que la matière première avait été préparée àla carde ou au peigne.
Les fils en laine cardée sont destinés, à quelques exceptionsprès, aux tissus désignés sous le nom d’étoffes drapées, quidoivent être soumises au feutrage et au foulage, et dont la sur-face présente un aspect tellement duveteux, qu’il est impossible