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PRÉPARATIONS DU PREMIER DEGRÉ.
férieure de cette bielle, et sert à la faire monter et descendre, etpar conséquent à rapprocher et à écarter les roues peigneuses.
Le mécanisme double est mû d’un côté de la machine par lelevier W, qu’il suffit de lever ou de baisser pour faire baisser oulever le levier Y et son système d’articulation qui rapproche ouécarte les peigneuses. La vis sans fin x et le secteur denté X,servent à continuer le même mouvement plus lentement lorsqueles peigneuses arrivent à la fin de la course.
Jeu de la machine. Pour commencer à garnir de laine les bro-ches des peigneuses, on écarte les roues au moyen du levier W.Lorsque les deux roues sont chargées de la matière filamenteuse,on les engrène ; pendant qu’elles tournent, on les rapproche len-tement au moyen du volant 9, qui agit sur la vis sans fin. Le tra-vail s’opère par le transport des filaments, qui a lieu d’une roue àl’autre par une espèce d’étirage sur les brins qui s’accrochent dansles dents à une profondeur qui augmente graduellement jusqu’àce que les jantes soient en contact. Lorsque le travail est terminé,le peigneur écarte rapidement les deux roues par le levier W ; enmême temps qu’on débraie les poulies motrices, on commencealors à mettre la laine en communication avec les cylindres éti-reurs , ce qui s’exécute en engrenant un pignon de ces cylindresavec une roue g', g, que les peigneuses portent sur un des côtés deleur circonférence. A mesure que celles-ci se dépouillent de leurlaine , les ouvriers garnissent les dents déchargées.
MM. Risler Schwartz de Mulhouse , qui ont l’atelier de pei-gnage mécanique le plus complet, et chez lesquels nous avonsvu faire l’opération par ces machines, y ont apporté plusieurs in-génieuses modifications de détails. La blouse, au lieu d’être en-levée à la main, est retirée par un petit mécanisme auquel cesmessieurs ont donné le nom de peigne nacteur; ils ont aussi ap-porté des améliorations dans le système des cylindres étireurs ;leurs machines sont munies de compteurs pour indiquer exacte-ment le nombre de révolutions. L’ouvrier connaissant la qualitéde laine qu’il travaille, et sachant par expérience le nombre detours nécessaire pour arriver au peignage parfait sans faire tropde blouse et de déchet, est averti par le compteur, de la marchede l’opération.