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PRÉPARATIONS DU PREMIER DEGRÉ.

sent le pins à désirer, il n’est pas étonnant qu’il soit le sujet denombreuses recherches, et que chaque année voie éclore un plusou moins grand nombre de peigneuses nouvelles ; mais beaucoupne font malheureusement qu’apparaître et disparaître. Un avenirplus heureux semble cependant réservé à quelques machines dece genre, tout récemment imaginées ; nous voulons parler de lapeigneuse de M. Saulnier aîné, qui ne date que de 1844, de cellesde MM. Paturle Lupin Seydoux et compagnie, du Cateau , et deM. BernierThiboust de Saint-Denis ; ces deux dernières sont plusrécentes encore que celle de M. Saulnier. Celle-ci nous ayant parula plus complète, la plus heureusement combinée sous le point devue mécanique, et que nous ayons pu le mieuxétudier, l’ayant vuefonctionner dans les ateliers de l’inventeur, nous la donnons depréférence, sans toutefois émettre aucun avis sur des résultatsque la pratique seule doit donner. Espérons que l’état de stagna-tion qui existe aujourd’hui dans notre industrie de la l'aine longuecessera bientôt, et qu’une heureuse reprise dans les affaires per-mettra à nos industriels de faire de nouvelles dépenses, et de nousfournir bientôt les données de l’expérience sur les nouvelles ma-chines dont nous nous occupons.

Le principe fondamental de la peigneuse Saulnier consiste àfaire mouvoir des peignes ordinaires par un moteur, de manièreà produire un peignage mécanique, tout à fait identique à celuiopéré manuellement avec tant de perfection. La nouvelle ma-chine fait en outre le chargement des peignes mécaniquement, etle tirage du trait a été également perfectionné.

La peigneuse se compose donc de trois parties distinctes :1° d’un appareil à alimenter et à charger les peignes de lalaine à travailler; 2° de la peigneuse proprement dite; 3° dumécanisme étironeur destiné à dépouiller les broches de lalaine après le peignage pour la transformer en un ruban unifor-mément continu ; mais ces trois machines n’en forment en réa-lité que deux à la première vue, parce que le constructeur,dans un but économique, a réuni sur le même bâti la premièreet la troisième machine, celle qui commence et celle qui finitle travail ; elles reçoivent, bien entendu, leur mouvement sépa-rément.