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PRÉPARATIONS DU PREMIER DEGRÉ.
s’écoule entre le passage de chaque peigne. Chaque tour de latoile sans fin doit donc correspondre à i /8 e de tour de la roue.
Le mouvement venant du moteur est imprimé à la poulie Q ,sur l’axe de laquelle se trouvent : 1° un pignon O, comman-dant la roue intermédiaire D engrenant avec la roue R faisantmouvoir l’arbre de la roue ; 2° un excentrique E à col-lier, qui transmet son mouvement à la bielle H à genouillère bavec le levier L du châssis de la toile sans fin, pour lui donnerl’impulsion dont nous venons de parler. Les cylindres alimen-taires sont commandés par des moyens qui n’offrent rien de par-ticulier. Les tuyaux t et t' servent à l’arrivée de la vapeur et à l’é-coulement de l’eau de condensation. A mesure que quatre peignessont chargés, on les porte à la peigneuse.
Peigneuse. Cette machine possède deux rangées de quatrepeignes chacune; leur assemblage est tel, qu’ils peuvent êtreplacés et déplacés facilement, et qu’on peut les faire tournercirculairement autour de leur axe pour leur faire prendre uneposition quelconque. Pour opérer le travail, une rangée de pei-gnes est garnie de laine, tandis que l’autre reste vide, cettedernière peut s’approcher de celle qui est munie de la matière àtravailler, et prendre un mouvement vertical de va-et-vient et unmouvement horizontal alternatif en même temps. Parle pre-mier de ces mouvements l’outil se charge de matière ; par lesecond, il l’étire absolument de la manière que cela a lieu aupeignage manuel. Ajoutons que la position relative des peignesest également celle adoptée pour le travail à la main, c’est-à-dire que la direction des broches en mouvement est perpendicu-laire à celle des dents immobiles. Lorsque les premières se sontchargées, le rôle des deux rangées de peignes change, ce sontalors ceux qui viennent d’être dépouillés qui dépouillent à leurtour les premiers ; on répète l’opération deux ou trois fois ou plus,jusqu’à ce qu’on juge le travail parfait. La description de la ma-chine fera mieux comprendre la marche de l’opération.
Cette machine se compose, fig. 9 et 10,P1. VI, d’un bâti en fontefortement relié par quatre entre-toises ; vers les deux extrémités setrouvent quatre coulisses en queues d’aronde ; du côté de la com-mande ces coulisses reçoivent deux supports mobiles qui servent