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PRÉPARATIONS DU SECOND DEGRÉ.
et pour que les cylindres supérieurs tournent convenablement. Ilest évident qu’elles seront constantes pour des cylindresdemêmesdiamètres, de mêmes vitesses et étirant des rubans à peu près demême grosseur; elles doivent seulement augmenter légèrementavec les écartements, c’est-à-dire avec la longueur des fibres.
La quantité d’étirages à donner par tête , le nombre des dou-blages pour une grosseur déterminée que l’on veut atteindre , etla vitesse à imprimer au premier cylindre, ou plutôt à l’arbremoteur du banc d’étirages, sont loin de rester dans des limites aussirestreintes. Ils sont au contraire très-variables suivant les établis-sements et le genre de machines à étirer. Dans certaines filatures,on choisit des cotons d’une qualité supérieure à celle strictementnécessaire au fil que l’on veut obtenir. On leur donne plus depréparations du premier degré afin de pouvoir économiser surles étirages et les-préparations du second degré. Dans d’autres onsuit la marche inverse ; il n’est pas rare de rencontrer des filateurshabiles qui obtiennent des résultats parfaits en dirigeant les pré-parations du second degré d’une manière toute différente.
Quant à la vitesse à imprimer au premier cylindre, elle variesurtout avec les systèmes des machines. Elle était bien supé-rieure dans les anciennes, qui n’avaient que trois paires de cylin-dres par tête, et un petit nombre par banc, que dans les nouvelles,qui en ont au moins cinq paires par chacune et huit répétitionsau moins par banc. Cette variation même sur des éléments qu’ilimporterait de fixer, a fait faire de nombreuses observationsaux praticiens sur les limites les plus convenables à adopter. L’ex-périence de nos premiers filateurs d’Alsace et deNormandie leur aindiqué qu’on devait s’arrêter aux moyennes suivantes :
L’étirage du ruban pour une opération doit être de sept à neuffois sa longueur.
Les doublages doivent être généralement proportionnels à lafinesse du fil que l’on veut atteindre; le nombre de rubans réu-nis en une opération ne doit pas dépasser 6.
La vitesse de l’arbre de commande peut varier, même pour lesbancs d’étirage du dernier système, dans les limites de 100 à180 et même 200 tours , mais il est bon de ne pas dépasser aumaximum 150 tours si on veut avoirde bons produits et peu de