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machines , et aux principales modifications qu’on leur a successi-vement apportées ; nous donnerons ensuite quelques nombressur leurs résultats pour comparer leur rendement pratique.
Description des principes des bancs à broches. Le banc à bro-ches a, comme nous venons de le voir, deux fonctions prihcipalesà exécuter. Il doit continuer l’étirage et commencer à faire latorsion. Comme on agit dans cette circonstance sur des fils ébau-chés qui ont déjà une finesse marquéeet une très-grande longueur,il a été indispensable de trouver un moyen plus convenable queles pots et les canaux, qui ne pourraient plus servir sans com-plication et sans occasioner des déchets considérables pour rece-voir les fils. On a eu l'heureuse idée de reprendre les bobines ana-logues à celles du rouet; les machines sont munies d’autant debobines que l’on fabrique de fils ou plutôt de mèches à la fois.
Les bancs à broches ont donc une troisième fonction à remplir,celle de disposer régulièrement autour de la bobine en bois, lamèche, à mesure que la machine la produit, afin qu’il n’y ait pasde temps perdu et que le dévidage puisse être exécuté ultérieure-ment très-facilement, et sans causer de déchet.
Voyons comment le métier remplit ses trois fonctions, l’é-tirage, la torsion et lerenvidage.
La fig. 3, PL VIII donne les éléments essentiels d’un banc àbroches, qui sont : les trois paires de cylindres étireurs a. b. c.,l’axe g , ou broche , muni de deux branches recourbées ou ailettesen forme d’entonnoir renversé f f. L’une de ces branches estcreuse, pour livrer passage au fil, l'autre est pleine et n’a pour butque d’équilibrer la première. Sur l’axe est placé un petit cylindreen bois d , limité dans sa hauteur par les rebords r r. C’est cecylindre à rebord qu’on nomme bobine. Elle est libre surla broche et peut, par conséquent, prendre un mouvement detranslation sur la longueur et un mouvement de rotation indé-pendant de celui de cette dernière.
La nécessité de ces dispositions va être saisie facilement si noussuivons la marche du fil depuis sa sortie du cylindre jusqu’aprèsson envidage.
A la sortie des cylindres a & c, le fil est engagé dans la branchecreuse de l’ailette. d’où il est guidé perpendiculairement à la cir-
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