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PRÉPARATIONS DU SECOND DEGRÉ.
mamies des broches et bobines n’étaient pas faites par des engre-nages, comme cela a lieu généralement aujourd’hui. La com-mande par des cordes et mêmepar des courroies, comme elle avaitlieu jusquevers 1833, neutralisait en partie les avantagesdes bancsà broches, en absorbant inutilement une énorme quantité deforce motrice. Il résulte des expériences faites par M. Klippe,consignées dans le Bulletin de la Société industrielle de Mulhausen,que, pour faire le môme travail, les bancs à broches à engrenagesexigent une force moindre d’environ moitié que ceux commandéspar des poulies. Il n’y a donc plus à hésiter sur l’emploi desbancs à engrenages.
On a apporté plusieurs modifications dans ces commandes.
Le système le plus ordinaire consiste en roues d’angles àéquerres et en roues d’angles liées à des roues droites, pourcommander les bobines et les broches. Ce système est celui quenous avons décrit. On a substitué au précédent des roues d’an-gles à dents inclinées, ayant par conséquent leurs axes dans deuxplans différents. Cette commande présentant l’inconvénient defaire du bruit et d’occasionner du frottement , M. Jérémie Rislereut l’heureuse idée d’appliquer une vis sans fin à la broche et dela faire commander par des roues à dents hélicoïdes.
M. E. Saladin , si connu par ses belles combinaisons méca-niques appliquées aux métiers à filer, a établi des roues de com-mandes dentées sur le côté et engrenant avec un pignon égalementà dents hélicoïdes. Ce système a l’avantage de permettre de com-mander les broches avec une seule roue. On a pu voir, lors de ladernière exposition, des applications de ces divers systèmes pro-venant des ateliers de nos meilleurs constructeurs.
Il nous serait impossible d’entrer ici dans plus de détails sansnous écarter de notre plan ; nous ajouterons seulement que, mal-gré les perfections déjà très-grandes du banc à broches, et lesnombreuses améliorations qu’on y a successivement apportées,on fait constamment de nouvelles tentatives pour modifier en-core cette précieuse machine ; on a cherché surtout à lui fairerendre des bobines plus serrées, contenant plus de fils, et n’avantpas besoin d’être changées aussi souvent. Pour cela, on emploieassez fréquemment en Angleterre, une broche qui a la disposi-