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coton. 255

Les cylindres étireurs sont mis en mouvement par les petitesroues d’engrenage comme à l’ordinaire.

A l’autre extrémité de la machine, sur l’axe du premier cy-lindre cannelé, est fixée une vis sans fin v, engrenant avec larouett, liée avec l’extrémité de la tringle en bois p , qui porteles entonnoirs 0 , 0 , 0 ... de façon à leur imprimer également unmouvement alternatif, pour que les fils reçoivent bien l’impulsiondonnée au tablier en cuir J, K. Les poulies x et z sont destinées àimprimer le mouvement aux cylindres de pression d et e. La pre-mière de ces poulies est fixée sur l’axe du troisième cannelé ; lespetits pignons b , c, montés sur les axes des rouleaux de te, ontpour but d’imprimer le mouvement en sens opposé.

La description de cette machine et la comparaison avec le bancà broches, suffisent pour faire comprendre qu’elle n’est pas sus-ceptible d'une aussi grande précision dans le travail que cedernier.

On voit aussi que le fil à la sortie est moins convenablementdisposé , et qu’il peut présenter plus de déchet. Malgré ces dé-fauts , cette machine présente tant d’avantage sous le rapportéconomique, qu’on n’hésite pas à l’employer en Normandie pourles numéros ordinaires, et quelquefois pour les numéros inter-médiaires, comme nous l’avons déjà indiqué. Nous donneronsd’ailleurs dans le dernier chapitre de cet ouvrage des compa-raisons du prix de revient de son travail et de celui des bancs àbroches.

Étirage à cueille. Avant de quittei les préparations du coton,nous devons dire quelques mots des tentatives faites parM. Bodmer pour améliorer les machines à réunir, et pour rendrele travail des préparations plus parfait et plus continu. Nous de-vons à l’obligeance de l’inventeur les détails que nous allonsdonner sur les nouveaux perfectionnements qu’il a commencé àintroduire dans des filatures anglaises.

Le premier de ces perfectionnements est déjà un peu ancien;il remonte à 1835. 11 consistait en un moyen de donner unelargeur convenable au rouleau qui reçoit les rubans des machinesà étirer, et de le remplir d’un nombre de rubans quelconqueproportionnel à la largeur. Mais comme les rubans n’avaient pas