PRÉPARATIONS DU SECOND DEGRÉ.
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auteur qui s’occupe spécialement de cette question , les pluspauvres habitants des campagnes sont encore certains d’y trouverune précieuse ressource, car c’est un des caractères particuliersde cette industrie de pouvoir se diviser et se fractionner, pourainsi dire, à l’infini. Il en est de la soie comme d’une manneprécieuse dont chacun, suivant ses forces et son travail, est ap-pelé à recueillir sa part. »
Le reproche que l’on faisait au tour de ne produire qu’un éche-veau à la fois n’a plus besoin d’être réfuté. L’inventeur, en effet,bien qu'il pense qu’on peut arriver à des résultats aussi écono-miques en tirant un écheveau qu’en en tirant deux, s’est cepen-dant rendu aux désirs qu’on lui a manifestés, et dispose mainte-nant ses tours de façon à produire un ou deux écheveaux àvolonté et avec la même facilité.
11 n’est pas bien démontré enfin que le nouveau tour avec sesaccessoires soit sensiblement plus cher que les anciens avec legénérateur, mais cette différence existerait-elle, elle se trouveraitcompensée par la perfection de la construction du tour nouveauqui n’exige aucun entretien, et par sa durée.
Peut-on maintenant soutenir qu’un appareil qui ne présenteaucun des inconvénients qu’on lui reproche, qui de plus offredes dispositions d’un avantage incontestable et incontesté , danslequel on a su combiner la marche du travail d’après les donnéesque l’on considère comme les plus favorables, ne soit pas appeléà rendre de véritables services?
Il importe que l’industrie séricicole en France ne reste pas sta-tionnaire, car elle se verrait bientôt dépassée par ses rivalesétrangères, dont les progrès peuvent faire prévoir une concur-rence redoutable. Or la France ne peut maintenir sa supérioritédans cette spécialité que par l’amélioration des conditions écono-miques de toutes les parties qui concourent à la formation dela soie et le maintien de la perfection de ses produits. Si dansquelques-uns des perfectionnements ont été réalisés, il en estd’autres qui laissent encore un champ vaste ouvert au progrès.
Le tirage de la soie est de ce nombre. La machine qui procu-rerait à l’industrie un accroissement dans la production auraitrendu un immense service au pays.