MATIÈRES FILAMENTEUSES , 1NTERMÉD. ET DISCONTINUES. 32 L
rage, la torsion et le renvidage ont également lieu simultanémentetsans interruption. Il n’en est pas de même pour le Mull-Jenny 5 lerenvidage n’est effectué que lorsque les cylindres étireurs ontfourni une certaine longueur de mèche, qu’on nomme aiguilléeet qu’elle a été tordue pour être transformée en fil. L’étirage et latorsion, qui sont commencés simultanément, ne finissent pas tou-jours ensemble ; assez souvent, surtout lorsqu’il s’agit de produiredes fils fins qui nécessitent une grande torsion, le mouvementqui la produit est continué après que celui pour l’allongement acessé, et, le renvidage n’est commencé que lorsque le fil a reçule nombre de révolutions qu’on doit lui imprimer. Ces deux sys-tèmes de métiers offrent donc des caractères très-tranchés dontnous discuterons bientôt la valeur relative.
Les métiers Mull-Jenny sont les plus généralement employés ;ce sont les machines à filer par excellence pour les produits fins ;aussi sont-ils en usage partout pour le coton et les laines, mais *on n’a pu encore les appliquer au travail du lin et du chanvre.
Quant à la soie, ce que l’on nomme généralement filage, n’é-tant qu’un retordage, les machines dont nous parlons deviennentcomplètement inutiles.
Les métiers à mouvement continu sont en usage exclusivementpour le filage du lin et du chanvre, et pour certains fils de coton ;on ne s'en sert jamais pour les laines. Après la description deces métiers, il nous sera plus facile de comprendre les causes surlesquelles sont basés les choix qu’on en a faits suivant les diffé-rents cas.
Toutes les recherches auxquelles les machines à filer ont donnélieu jusqu’à présent, n’ont amené que des changements dans lesdétails et clans la manière de faire mouvoir les organes. Ces der-niers sont restés constamment ce qu’ils étaient lors de l’inventiondes premiers métiers. On est parvenu à les utiliser d’une ma-nière plus avantageuse en améliorant leur construction , mais laconception primitive et philosophique (qu’on nous permette lemot) est restée la même.
On connaît cependant dans les filatures plusieurs genres de ma-chines différentes. L’industrie du coton, par exemple, distinguedans le système Mull-Jenny, les métiers ordinaires, et les mé-
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