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FILAGE.

faut d’abord posséder les notions générales que nous avons don-nées sur les cas dans lesquels on pouvait augmenter ou diminuerles étirages; il faut de plus connaître parfaitement les caractèresde la matière première, et savoir distinguer par expérience celleà laquelle on peut faire subir une plus ou moins grande quantitéd’allongement pour produire du fil parfait, le plus économique-ment possible. C’est là une des connaissances les plus précieusespour un chef d’établissement.

Produit du métier. Une fois que l’on sait les vitesses desdifférentes parties du métier, le calcul théorique du produitfilé devient facile. Il est évident qu’il est basé sur la quantitéd’étirage dans l’unité de temps, celle de torsion n’étant qu’uneconséquence de la première. Mais pour une machine à travailalternatif, comme l’est celui du métier Mull-Jenny, il nefaut pas oublier que cette quantité est le résultat d’une com-binaison de mouvements complexes. Eile provient en effet, laplupart des fois : 1° d’un premier mouvement des cylindresétireurs ; 2° de leur vitesse accélérée ou double mouvement ;3 de l’étirage occasionné par les vitesses du chariot. Si l’on sup-pose que le double mouvement des cylindres commence à lamoitié de la course, il suffit de prendre la moyenne des deux vi-tesses, c’est-à-dire de les additionner et de les diviser par deuxpour avoir l’étirage des cylindres, auquel on ajoutera celui duchariot qui est connu par h s commandes. On peut même faireabstraction de ce dernier étirage, lorsqu’on ne veut connaîtreque le poids du produit, puisqu’il suffira d’avoir le numéro dufil à l’entrée des cylindres, la longueur des mèches qu’ils débi-tent dans l’unité de temps, pour déterminer le produit théoriquede la machine. U y a donc là un calcul à faire tout à fait sem-blable à celui que nous avons donné lors des préparations; seu-lement à la place de la vitesse ordinaire, il faudra substituer ladouble vitesse; il faut de plus prendre en considération le tempsnécessaire au renvidage des fils autour des broches.

Le moyen le plus exaetpour fixer le rendement réel d’un métier,est de constater dans chaque cas et pour chaque numéro de fils, letemps nécessaire à la production des aiguillées d’une course ;ç’est à-dire celui qu’il faut depuis le départ du chariot jusqu’à son