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FILAGE.

Métier à filer à sec. Lu fig. 6 PI. IX, est une coupe d’unmétier à filer à sec, indiquant seulement une broche avec lescylindres étireurs, et les bobines de préparation contenant lesmèches produites par le banc à broches : B est une bobine;c, c, c les cylindres fournisseurs; c', c' la seconde paire de cy-lindres ; g le guide fil; R l’ailette de la broche ; et b sa bobine.Les mouvements sont communiqués à ces différents éléments,absolument de la même manière que dans les continus ducoton. Celui dont nous nous occupons , n’en diffère que par ladisposition inclinée des cylindres étireurs, qui n’a d’autre butque d’économiser la place , par les dimensions et surtout parl’écartement beaucoup plus grand qui existe entre les premiers etles seconds ; écartement qui est nécessaire à cause des lon-gueurs des filaments du lin. Quant à l’ailette, sa broche et sabobine, leur forme est à peu de chose près celle pour les conti-nus ordinaires, seulement les mesures sont changées pour êtremieux en rapport avec la nature de la nouvelle matière, et avecla finesse, généralement moindre, que celle donnée à des mèchesde coton d’une même longueur.

L’élévation, vue d’un côté de ce métier que présente la fig. 6,démontre d’ailleurs la parfaite ressemblance de sa forme aveccelle des continus ordinaires, et que les filaments lors del’étirage, ne sont plus guidés ni soutenus par des peignes,comme l’ont été les rubans pendant toute la durée de leurs pré-parations. L’absence de ces peignes jointe au grand écartementnécessaire entre les cylindres étireurs, sont des conditions fâ-cheuses pour la perfection du travail. N’est-il pas évident, eneffet, qu’une mèche composée de brins encore imparfaite-ment réunis et à peine tordus entre eux, ne pourra être trans-formée en bon fil, qu’autant que les fibres composantes glisse-ront régulièrement entre elles et présenteront toujours la mêmgquantité à la torsion ; si elle est irrégulière, H y aura des pointsfaibles qui recevront la même torsion, le nombre de toursdes broches restant constant, et il en résultera par suite desinégalités et la persistance des points faibles. Or, c’est certai-nement ce qui a lieu ordinairement pour les fils de lin pro-duits à sec, ce qui ne peut provenir que du grand écartement