MOULINAGE DE LA SOIE.
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MOULINAGE DE LA SOIE.
Dans l’état actuel de l’industrie séricicole, la soie grége, for-mée, comme on le sait, par la réunion de brins élémentaireschargés de gomme, et qui ne sont pour ainsi dire que colles en-semble, ne peut servir à aucun usage sans avoir été doublée etsurtout tordue. Les doublages et les torsions ont pour but d’aug-menter la résistance des fils, et d’empêcher les brins constituantsde se décoller, de se diviser lors de la cuite, du dégommage oudu décreusage , ce qui en rendrait le dévidage ultérieur im-possible (1).
Les différentes opérations de dévidage, de doublage et de tor-sion, qu’on fait subir à la soie grége, pour la transformer en filspropies à être décreusés et employés au tissage, constituent laspécialité du moulinage.
Le moulinage comprend quatre opérations principales qui sont :
1° Le dévidage des écheveaux de la soie grége sur des bobines ;
2° La torsion imprimée séparément à chaque fil des bobines;
3° Le doublage de deux ou plusieurs fils, réunis ensemblesans torsion, soumis à un nouveau bobinage;
4° La réunion par la torsion de deux ou d’un plus grand nombrede fils obtenus par l’opération précédente, leur dévidage sur desguindres, pour les transformer en écheveaux.
Par la seconde des opérations que nous venons de mentionner,et qu’on nomme quelquefois premier tors ou premier apprêt, onobtient un fil qui est appelé poil.
Le fil résultant de la quatrième porte le nom de trame.
(1) Il y a cependant eu quelques heureux essais de faits pour parvenir à dis-poser les fils de la soie grége de manière à leur faire supporter la cuite. Unde ce genre, fait par M. Teissier, a été couronné par la société d’encouragement.Nous avons vu que M. Locatelli avait également obtenu des résultats favorables;mais aucun des moyens proposés n’est encore usité sur une grande échelle.
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