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MOULINAGE DE LA SOIE.

duire de l’organsin, après avoir tordu les fils séparément et lesavoir disposés en écheveaux, on transforme ceux-ci en bo-bines ; c’est donc un nouveau dévidage à faire. Cette opérationsert à doubler, tripler, quadrupler, etc., les fils, suivant l’usageauquel on les destine. Le second dévidage n’offre rien de parti-culier; ce sont les fils de bobines précédemment apprêtés qu’ontransporte sur d’autres. Dans leur trajet de l'une à l’autreils sont de nouveau purgés en passant entre deux guides garnisde drap, qui les frottent pour les débarrasser de toute im-pureté.

Moulins. On emploie, depuis un temps immémorial, deuxsystèmes principaux de moulins à tordre, connus sous le nomde moulin rond et de moulin ovale, à cause de la dispositiondonnée aux bobines autour de ces machines. Ces anciens systèmessont fort compliqués par les moyens de commandes surannées,mais très-simples quant au principe qui leur sert de bases.

Moulin rond. La fig. 36 donne le plan, et la fig. 37, l’é-lévation d’un

Figure 36.

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moulin rond,vu en perspec-tive. Les fu-seaux sont dis-posés circulai-rementsurplu-

hauteur. L’é-tage le plusélevé sert àdonner le pre-'\ \/ mier apprêt ;

les fils se ren-dent par con-séquent des fuseaux sur des bobines horizontales o. Celles-ci sont ensuite placées dans la rangée du dessous , d’où ilsse rendent sur les bobines l, après avoir été doublés et torduspour être transformés en organsin. L’ensemble de la ma-chine n’est qu’une répétition des mêmes éléments. 11 y a un