MOULINAGE DE LA SOIE.
387
moins, et il agira par suite en conséquence sur le levier L. Sup-posons, par exemple, que le diamètre des bobines inférieuresdiminue, l’arbre 6 à prendra un accroissement de vitesse quiviendra tendre le ressort, qui agira sur le levier L. Les tiges texerceront un frottement plus considérable sur la chaîne dontle mouvement, ainsi que celui des broches , sera ralenti.
Nous ne pensons pas que cette disposition puisse compensermathématiquement la variation de vitesse qui se présente dans lamachine par suite de celle des bobines verticales et horizon-tales.
Le métier du Conservatoire ne porte pas non plus de trace dumécanisme qui faisait glisser les guindres , et auquel Vaucansonfait allusion dans son mémoire. Quoique cette machine ne nousparaisse pas aussi parfaite qu’à son auteur, il est certain cependantqu’elle pourrait rendre des services. Nous cherchons vainementles causes qui ont pu s’opposer à sa propagation , et nous nepouvons attribuer son insuccès qu’à sa précocité.
Moulins à dévider. Lorsque la soie a été ouvrée, il est néces-saire de la dévider de nouveau pour la disposer sous forme d’é-cheveaux composés eux-mêmes d’échevettes ou flottes séparées.Ce nouveau dévidage est indispensable pour pratiquer sur elleles opérations de la cuite , du décreusage et de la teinture.
On emploie en France depuis une dizaine d’années, avec•.assez de succès, un moulin qui a été imaginé par M. Belly, deLyon . La fig. 7, PI. XVI, en présente une vue horizontaleprise au-dessus des guindres. Comme il est circulaire, on n’adonné que la moitié de la machine , l’autre lui étant symé-trique. La fig. 8 est une élévation , et la fig. 9 donne une coupehorizontale prise au-dessous du plateau porte-guindres.
La machine se compose d’une table ronde p , supportée par unbâti sous forme de T dont on voit un pied en b. Les guindres àdévider se trouvent disposés en un certain nombre, ordinairementde seize autour de la table, comme on le voit en r,r. Leslignes pleines représentent leur position lors du dévidage,et celles ponctuées indiquent celle qu’ils peuvent prendre lors-qu’il s’agit de les garnir de l’écheveau. Un assemblage à leurpartie inférieure dans des pièces à charnières leur permet