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MOULINAGE DE LA SOIE.

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comme l’indique la fig. 21, on les lie à la partie inférieure parun fil f f , pour les empêcher de toucher les parois du cylindre.On lâche la vapeur, et on ouvre un robinet qui se trouve à sapartie supérieure pour laisser dégager l’humidité de la soie.Lorsque l’appareil est arrivé à une température de 108°, onferme le robinet et on laisse les échantillons jusqu’à ce que labalance n’indique plus la moindre variation ; on constate alorsleur poids, et on ne les retire qu’après, afin que le pesage ait lieuavant que la matière ait pu absorber de nouveau l’humidité del’air.

Des expériences positives ont démontré qu’à la température de108° la soie ne contenait plus aucune trace d'humidité, que lagrande chaleur n’avait cependant pas la moindre influence fâ-cheuse sur la ténacité ni l’élasticité de la soie, qui ne prenait pasmoins bien les couleurs les plus délicates.

Si à ces considérations on ajoute que l’opération a lieu promp-tement , qu’on peut rendre le ballot à conditionner pendant quel’on opère sur les échantillons, on comprendra que le problèmea été résolu sans rien laisser à désirer, et que l’établissement deLyon sera bientôt imité, non-seulement dans nos villes de France ,mais dans tous les pays étrangers qui font le commerce de lasoie, ce qui pourra considérablement faciliter les transactionsd’une contrée à l’autre.

Moulinage anglais. Les Anglais , qui n’ont introduit chez euxle moulinage des soies que dans ces derniers temps, n’ont pasjugé convenable de copier les machines employées au môme tra-vail dans les pays auxquels ils allaient faire concurrence. Ils ontpensé, avec juste raison, qu’on pouvait construire des machinesplus perfectionnées, susceptibles de produire à meilleur marché ;ils n'ont pas reculé devant les premiers sacrifices à faire qui de-vaient être supportés par de vastes établissements. Le travail dela soie n’est exécuté, en effet, que sur une grande échelle cheznos voisins et avec des soies grèges qu’ils tirent de l’étranger, del’Italie et de la France , et en partie de leurs colonies, puisqu’ilsn’en produisent pas chez eux. L’ensemble des machines em-ployées pour le moulinage se compose, pour le système anglais comme pour le nôtre, de dévidoirs et de moulins à tordre; seu-