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MOULINAGE DE LA SOIE.

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qui font par conséquent mouvoir ces derniers par le frottementde roulement qu’elles exercent. On a donné un diamètre assezgrand aux bobines, afin que les variations des circonférencespar le renvidage fussent moins sensibles ; c’est dans cemême but qu’on les change également avant qu’elles ne soientpleines.

Dévidoir à doubler. La fig. 6, PI. XVII, représente la vuede côté, et la fig. 7 celle de face d’un dévidoir à doubler et àtripler les fils, suivant la force qu’on veut leur donner. Cette ma-chine offre beaucoup d’analogie avec la précédente; elle n’endiffère que par une modification qui a pour but d’arrêter le mou-vement, lorsqu’un des fils doublés vient à casser, et par la sub-stitution des bobines aux guindres, puisqu’il s’agit de doublerou de tripler ceux produits dans l’opération précédente.

On suppose la machine montée pour réunir trois fils grèges.BB représentent les bobines de ces fils disposées sur des supportsinclinés S S ; elle est double comme la précédente ; il y a donc,comme on le voit, une rangée de chaque côté du bâti A. Lestrois fils, réunis en un, vont se renvider sur les bobines E, fixéessur les fusées horizontales qui tournent dans des encoches réser-vées dans ce montant ; en se rendant des bobines B sur celles E,ils reçoivent un mouvement de va-et-vient par la tige G, figuréesur une partie du dévidoir. La tringle g est fixée à la première,et au-dessus elle porte les barbins dans lesquels ils passent pourse rendre sur les bobines horizontales E. L’ensemble de la dis-position de celles-ci et des accessoires dont nous venons de parler,est représenté sur une échelle plus grande en élévation fig. 8, eten plan fig. 9. Ces figures font mieux comprendre comment lemécanisme agit lors d’une rupture de la soie.

Les fils des bobines B passent sur deux tringles en cuivre h h',excessivement lisses et solidement établies d’un bout à l’autre dumétier dans le petit montant H. Entre elles les trois fils qui doi-vent se réunir dans le barbin g , sont encore séparés et passentdans de petites griffes x qui terminent les fils de fer n ; ceux-cipeuvent prendre un mouvement autour du centre d’articulation i,et sont disposés de façon qu’ils ne sont relevés dans la directionindiquée fig. 8, que par le fil de soie qui monte. S’il casse, la

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