TISSAGE.
m
courir pour leur part, à celui que l’on remarque dans lesdifférentes parties de l’art du tissage, tel qu’on le pratique au-jourd’hui.
Avant de décrire la série des opérations par lesquelles on trans-forme les fils en étoffes, nous croyons convenable de résumeraussi succinctement que possible la méthode générale du tissage,après avoir indiqué les caractères fondamentaux de toutes lesétoffes.
Cette exposition nous permettra d’aborder plus facilement laclassification que nous avons faite des tissus, et de rendre plusintelligible tout ce que nous aurons à dire dans ce chapitre.
Un tissu, ou une étoffe de nature quelconque, est une surfaceflexible et élastique de dimension donnée, formée par l’entrela-cement régulier de fils soumis à une certaine tension, et dont lasuperposition détermine l'épaisseur du tissu.
La liaison des fils de presque tous les tissus (nous indiqueronsplus loin ceux qui font exception) s’effectue le plus communé-ment par le croisement de deux séries de fils perpendiculairesentre eux; ceux de la première sont longitudinaux, isolés les unsdes autres, et tendus parallèlement dans un même plan horizon-tal ou vertical, suivant le système. Ceux delà seconde entrela-cent transversalement ceux de la première ; on peut les considé-rer comme un seul successivement replié et serré sur lui-mêmede manière à remplir graduellement l’espace vide laissé sur toutela longueur de ceux de la première série.
Le système des fils longitudinaux a reçu le nom de chaîne,celui des transversaux est appelé trame.
Une seule course de trame égale à la largeur de la chaîne estdésignée sous le nom de duite ; plusieurs duites de couleurs diffé-rentes , superposées ont reçu le nom d’une passée.
La résistance d’une étoffe à la traction est supérieure à cellede la somme des fils qui la composent.
Elle peut être considérée comme proportionnelle à celle des filsmultipliés par le nombre de liaisons ou d’entrelacements néces-saires à sa confection.