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TISSAGE.

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clature nouvelle et rationnelle à celle dont le commerce a l'habi-tude de se servir. Le plus souvent on donne aux étoffes des nomsbizarres ou des noms célèbres, empruntés aux hommes, auxchoses ou aux événements, qui ne sont quelquefois pas complè-tement étrangers au débit des produits, et cela suffirait peut-êtrepour que l’on refusât d’accepter une innovation. Nous avons seu-lement voulu établir des distinctions positives entre des tissusqui diffèrent sensiblement par le nombre de fils qui les compo-sent et leur mode'de révolution. Nous pensons que ces connais-sances pourront également faire apprécier assez exactement lesvaleurs relatives et intrinsèques d’une étoffe, toutes choses égalesd’ailleurs. En effet, le véritable prix de celle-ci dépend . 1° dela nature de la matière première et de sa qualité ; 2° de la quantitéde substance qu’elle contient et de la forme extérieure ou aspectqu’elle présente. Or, parmi ces éléments, il en est un sur lequelon ne peut se méprendre, celui de la nature du produit; il en estun autre , la qualité de la matière première pour l’évaluation delaquelle il faut avoir l’expérience; il était donc inutile de faireentrer le premier, et impossible de se servir du second dans uneclassification. Nous avons dû nous borner à la baser sur les ca-ractères extérieurs que présentent les étoffes, et qui sont heureu-sement en rapport avec leur valeur. En effet, ces caractères dé-pendent d’une part de la nature des fils employés, et de l’autredes systèmes d’entrelacement adoptés pour en établir les liai-sons. Ces dernières ont donc le double but de former le corpsdu tissu, de lui donner sa solidité et de présenter des combi-naisons d’entrelacements telles, qu’il offre à l’œil l’aspect le plusflatteur. L’influence que peuvent avoir les différents modes decroisements sur cette apparence, est surtout très-sensible dansles étoffes brillantes telles que la soie (1).

Le nombre de systèmes de fds employé dans une étoffe, aussibien que les modes d’entrelacements, peut être très-variable,c’est-à-dire qu’un tissu peut être composé avec une seule chaîneet une seule trame, ou en avoir plusieurs superposées; cette

(1) Nous donnerons plus loin l’extrait d’un remarquable travail de M. Chevreulsur ce sujet.