CLASSIFICATION DES ÉTOFFES.
453
Quatrième genre. Il se compose des tissus des genres pré-cédents perfectionnés : au lieu d’en former le fond et le liagepar une seule duite, on en chasse ou superpose deux princi-pales, l’une destinée à former le fond ou le corps du tissu, l’autrele liage du dessin avec le fond. Ce travail, qui est surtout celuiappliqué aux beaux châles français , aux riches étoffes pour meu-bles, à celles rayées ou brochées , fait disparaître les inégalitésd’épaisseur qu’on peut observer dans les-tissus du troisième genre.Le quatrième exige généralement les combinaisons des aiguillesde la Jacquart et des lames. Nous l’avons classé à part, parcequ’il comprend un élément nouveau et important, celui d’undeuxième et quelquefois d’un troisième fil en travers.
Cinquième genre. Nous rangeons dans le cinquième genre lesétoffes pour la production desquelles il faut avoir recours à tousles moyens précédents réunis, c’est-à-dire aux lames ou lisses,aux doubles chaînes des tissus unis et au mécanisme de la Jac-quart ; les riches étoffes de velours broché, les châles doubles, lesplus beaux tapis basses lisses, qu’on nomme la moquette an-glaise , en sont les principales variétés (1).
Deuxième classe. — Tissus à jours et à fils mixtilignes. Lesétoffes de cette classe sont formées d’une chaîne et d’une trame,comme les tissus unis ; mais tous les fils de la chaîne ne restentpas parallèles entre eux et également tendus comme dans ceux-ci ; certains d’entre eux, disposés à distances régulières, font unerévolution hélicoïde, tantôt autour de celui qui se trouve à leurdroite, et tantôt autour de celui de gauche; ils laissent à laplace qu’ils occupaient d’abord un espace libre entre deux duitessuccessives. Ces jours sont, avec la forme qu’affectent les fils,les caractères distinctifs de ce genre. Les gazes en général, lesbalzorines, les tarlatanes, etc., sont les principales étoffes decette classe dans laquelle on peut distinguer les tissus unis à jourset ceux à jours façonnés.
Troisième classe. — Tissus à mailles et à fils curvilignes.
(1) Nous n’avons pas cherché à faire entrer les beaux tapis à hautes lisses danscette classification, car le travail de ces tissus ne peut d’ailleurs se confondre avecaucun autre, et appartient plus aux beaux-arts et à la broderie qu’au tissage pro-prement dit,