CLASSIFICATION DES ÉTOFFES.
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pour les dentelles précieuses. On en fait également avec le métier àla Jacquart, ou avec celui à tisser de M. Josuè Heiimann.Nous avons rangé toutes les dentelles et les tulles ornés dans unmême genre, mais c’est celui qui renferme le plus de variétés,puisqu’il contient, en effet, depuis le tulle façonné fabriqué cou-ramment avec les machines, jusqu’à ces magnifiques produitsde Valenciennes, de Caen, de Nancy, d’Alençon , pour l’exécu-tion desquels il faut une habileté toute particulière; toutes lesdistinctions dans lesquelles nous pourrions entrer à ce sujet se-raient insuffisantes et n’apprendraient rien, ni aux ouvrières quien font leur spécialité, ni aux consommateurs qui ont pu com-parer la plupart de ces légers tissus.
Malgré toute la simplicité de cette classification, nous pensonsqu’une étoffe quelconque peut y trouver sa place; l’indication dela classe et du genre apprend immédiatement l’espèce de métierpar lequel elle a été exécutée, et les éléments fondamentaux quila constituent. Il suffira, par exemple, de dire qu’un veloursfaçonné est un tissu du cinquième genre de la première classe,pour indiquer que sa production a exigé tous les moyens mécani-ques dont le tisserand peut faire usage, qu’il est composé de deuxchaînes au moins et d’une certaine quantité de trames superpo-sées, et que c’est par conséquent un des plus chers. On aura desrenseignements analogues pour tous les genres; on connaîtra doncimmédiatement par la dénomination des tissus, les moyens mé-caniques employés à les confectionner et la quantité relative dematière qui les compose. Pour arriver à se rendre compte dela variété à laquelle ils appartiennent, il faudra les décomposeren les défilant pour saisir avec exactitude les modes de croise-ments, et, pour parvenir à les produire, il faudra être familiariséavec tous les éléments de l’art du tissage, dont nous allons com-mencer l’étude.