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TISSAGE.
défait, commeon le voit fig. 7, le râteau, en enlevant son chapeausupérieur (fig. 10), et on aehèved'enroulerla chaîne sur l'ensouple.
On a été frappé depuis longtemps des vices que présente lemode d’opérer que nous venons de décrire. On voit en effet :1° Que le cylindre sur lequel la chaîne est enroulée, étant mû àla main et par conséquent irrégulièrement, la tension ne peutpas être égale sur tous les points de la longueur ;
2° Que le râteau dans lequel passe la musette, est tenu d’abordparallèlement à l’axe des rouleaux, mais à mesure que le pliagese fait, .l’ouvrier le fait marcher obliquement à cette direc-tion, il en résulte une différence de largeur. Cette différencen’étant pas assez grande pour opérer un croisement régulierdes fils, il s’ensuit que plusieurs sont dévidés sur la même place,se superposent, présentent des parties inégales et sont soumis àdes actions différentes, ces inégalités de grosseur et de tensionde la chaîne n’étant déjà que trop favorisées par la disposition enmusettes.
Machine à plier et à monter. On a souvent cherché à remédierà ces différents inconvénients du pliage et montage. Un desmoyens les plus faciles et les plus rationnels que nous connais-sions, est celui pour lequel M. Lanteïrès a été breveté en 1827.L’inventeur a jugé convenable de modifier la manière d’enleverles chaînes de dessus l’ourdissoir, et de maintenir la roideurqu’elles ont dès lors. Son moyen consiste dans un tambour ad-ditionnel T (fig. Il, 12, PI. XX) sur lequel la chaîne est dévidéesans le concours de la main. 11 est placé verticalement surson axe a, qui lui sert de pivot, lorsqu’il reçoit la chaîne àtisser, et de tourillons lorqu'il la transmet au pliage. 11 s’adapteau centre d’une roue horizontalement portée par la traverse infé-rieure d’un cadre a, b, c, d, de manière à ce qu’il suive le mou-vement de cette roue v , qui est mue par le petit pignon p , tour-nant au moyen de la manivelle m. Sur l’extrémité inférieure del'axe , se trouve placé un petit pignon p’ qui transmet la rotationà une chaîne à la Vaucanson, soutenue par un autre pignon sousune traverse inférieure.
Ces deux derniers sont espacés entre eux d’environ 0 m ,28.chaîne qui s’y adapte, est composée de 85 chaînons ; à l’un d’eux