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TISSAGE.
et orangé, violet et jaune, sont très-beaux lorsque la chaîne estbleue ou violette; mais, dans le cas contraire, ils sont d’unmauvais effet.
» Lorsqu’il s’agit de faire un glacé avec une couleur et le blanc,c’est la couleur qui doit être employée comme trame, et,conséquemment le blanc comme chaîne; ce résultat n’est pointcontraire au premier, ainsi que je le démontre dans l’ou-vrage.
» Étoffes moirées. On donne le nom de moire à des dessinsproduits au moyen d’une pression appliquée convenablement àdes étoffes à côtes.
» Pour qu’une moire soit belle, les côtes de l’étoffe doiventavoir une certaine saillie, et pour la produire , la pression à la-quelle l’étoffe est soumise doit agir inégalement sur les diversesparties d’une même côte et obliquement à son axe, ainsi que jevais le développer.
» La moire présente des dessins différents, suivant que l’é-toffe est pressée après avoir été ployée en deux dans le sens lon-gitudinal , ou après l’avoir été plusieurs fois dans le sens transver-sal , ou lorsqu’on a pressé deux pièces parfaitement semblables,endroit contre endroit; enfin des tractions ou des tiraillementsexercés perpendiculairement à l'axe des côtes, en des points sy-métriquement placés, apportent des modifications à la moire, enproduisant des ondulations dans la direction de cet axe primiti-vement rectiligne.
» Théorie. Si les côtés des deux faces de l’endroit qui se voients’appliquaient exactement les unes contre les autres, qu’il s’a-gisse d’une seule étoffe ployée sur elle-même, soit dans le senstransversal, soit dans le sens longitudinal, ou qu’il s’agisse en-core de deux étoffes pareilles appliquées l’une contre l’autre, ilne se produirait pas de moiré si chaque côté, parfaitement homo-gène , n’exerçait contre la côte qui la regarde, et ne recevait decelle-ci que des pressions perpendiculaires aux axes des côtes,que je suppose compris dans un même plan et exercées symé-triquement relativement aux anneaux des côtes formés par lachaîne, lorsqu’il s’agit de gros de Naples, étoffe évidemmentpropre à recevoir l’apprêt de la moire ; il n’y aurait qu’un simple