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TISSAGE.

mots qui suffiront pour en bien faire connaître les fonctions. Lachaîne, fixée dans les deux lisses, et passant entre les dents dupeigne ou battant, étant convenablement tendue sur les deux en-souples par l’un des moyens de tension que nous examinerons,et les deux marches LL r restant dans le même plan , tous les filsde la chaîne seront parallèles entre eux et formeront une ligne àpeu près horizontale de h en h'. Le peigne p occupe alors uneposition verticale au lieu de la direction inclinée qu’on remarquedans la fig. 1.

Pour commencer à tisser, l’ouvrier se place en avant du cy-lindre ê sur un banc disposé- à cet effet et que l’on n’a pas figurépour ne pas masquer les parties essentielles du métier. II poseun pied sur l’une des marches, sur L, par exemple; elle des-cend alors et fait baisser la lisse l avec tous les fils qu’elle portependant que la marche iJ monte avec tous les siens. Ils formenten conséquence le parallélogramme $,t,x,y. C’est dans l’angle a;que l’on fait passer la navette contenant la trame ; à chaquepassage elle fournit une duite de la largeur de la chaîne.Une duite étant chassée, l’ouvrier fait mouvoir le peigne p avecune certaine force, de façon à bien l’égaliser entre ses dentset à la serrer suffisamment au sommet de l’angle. Ce mou-vement exécuté, il le recommence avec le levier L' et lesparties correspondantes. La chaîne reprend encore les mêmespositions dans l’espace que précédemment, avec la seule diffé-rence que les fils qui formaient dans le premier mouvement lescôtés inférieurs du parallélogramme, en forment maintenantles supérieurs, et vice versâ , de manière que la duite est in-

corporée entre eux , absolument comme les règles d’enver-

jure, et forme avec ceux de la chaîne un corps très-intimementlié. On chasse une seconde duite dans le nouvel angle formé, eton la serre de nouveau comme la première, et ainsi de suitependant tout le travail. Comme le fil de la trame ainsi logéforme des sinuosités dessus et dessous ceux de la chaîne, il tendtoujours à rétrécir la largeur de celle-ci ; pour limiter ce rétrécis-sement et conserver une dimension régulière à l’étoffe, on placeà plat une règle ou temple en m, fixée de chaque côté dans lalisière au moyen de pointes.