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TISSAGE.
avec la même force. Le tissu doit toujours recevoir le choc du bat-tant au même point et avec la même intensité ; l’enroulement del’étoffe fabriquée doit être uniforme de manière àce qu’onenrouleune quantité égale dans le même temps. Ces conditions doiventêtre réalisées sans fatiguer les fils. Le métier doit pouvoir s’ar-rêter instantanément et de lui-même lorsqu’un fil vient à casser.Son montage doit être prompt, facile, et les éléments de rechangequi le composent exiger peu d’entretien. Enfin, toutes les partiesdoivent être calculées de manière à présenter un maximum derésistance avec un minimum de matière.
On peut voir par ce succinct énoncé, qui n’est qu’un résumé dela théorie du tissage, que nous avons donnée précédemment, quela difficulté de la construction d’un métier ne réside pas dans lesmoyens d’opérer mécaniquement les différents mouvements. Lesprogrès de la science offrent en effet de nombreux systèmespour effectuer ces commandes, mais le succès dépend de leurchoix, de la combinaison plus ou moins heureuse entre elles, et,en un mot, de la parfaite harmonie entre tous les organes quiconstituent la machine.
Beaucoup de métiers mécaniques qui ont été proposés n’ont puêtre adoptés, et cependant, le nombre en usage est encore assezconsidérable, qui, sans différer d’une manière sensible entre eux,ont quelques particularités qui ont suffi pour les distinguer etles faire breveter. On cite généralement dans l’industrie, l’ancienmétier Roberts, le métier Ileilmann , le métier A. Eœchlin et C te ,celui de Stone, de Meyer, deDecoster, de Quemin, de De-bergue, etc. Comme il suffit de bien comprendre un seul des cesmétiers pour pouvoir se rendre compte de tous les autres, nousnous bornerons à la description de celui de Debergue, à deuxcoups de battant pour chaque duite, et qui présente par consé-quent le mécanisme le plus compliqué; nous indiquerons les prin-cipales modifications qu’on y a apportées. Les fig. 1, 2, 3 dela PL XXVI en représentent les différentes vues avec ses détails.Les mêmes lettres désignent les mêmes parties dans les diffé-rentes figures. La fig. 1 est une vue de face. Les deux autres enreprésentent chacune un des bouts.
Un métier quelconque se composant toujours des organes prin-