526
TISSAGE.
de laine, et une vis de pression taraudée dans l’une des deuxoreilles qui la terminent, permet de régler sa tension sur la pou-lie. Cette espèce de frein est représenté en vue de côté, fig. 4, eten coupe, fig. 5. Par cette combinaison, lorsque la chaîne sedéroule, la roue K fait tourner le pignon K' en sens contraire etpar suite la poulie L qu’il porte sur son axe. Mais on conçoitque ce mouvement n’est possible qu’autant que la pressiondu frein sera moindre que la force imprimée au pignon K'. Ilsuffit de la régler au moyen de la vis , de manière à ce quel’ensouple ne déroule que de la quantité indispensable. On voitaussi que les mouvements d’enroulement et de déroulement au-ront besoin d’une pression d’autant moindre que la couche defils sera moins épaisse sur les cylindres et par conséquent queleurs diamètres seront plus grands ; les dimensions de cesensouples dans les métiers que nous décrivons sont telles que lefil nécessaire à une pièce ne dépasse pas une couche de 0 m , 04.Outre le moyen de tension par le frein, ce métier en possède unautre. A cet effet, au côté opposé de l’ensouple est placée unelarge poulie à rebords M embrassée d’une corde, qui porte unpoids composé de plusieurs rondelles M'dont on varie le nombreà volonté à l’une de ses extrémités; l’autre est attachée àun ressort à boudin fixé par sa partie inférieure au pied dubâti. L’action du poids M' tendant à faire enrouler la chaînesur son ensouple, celle du ressort tendant au contraire à ladérouler, lorsqu’il y aura équilibre entre ces deux forces, latension sera nulle; lorsqu’au contraire celle du ressort dépas-sera l’effet du poids M', il y aura réellement tension. Or, commecette dernière est constante, il suffira de diminuer le nombrede rondelles M', pour établir et augmenter la roideur de lachaîne.
L’ensouple avec la chaîne étant mise en place, on déroulecette dernière en la faisant passer sur le petit rouleau en bois c.cl cl sont les baguettes d’enverjure. Les fils passés dans les lissesLE' traversent les dents des peignes S, où a lieu le tissage. L’é-toffé, à sa sortie, arrive à la poitrinière F, pour aller s’enroulerdans l’ensouple du devant G, qui porte le nom de cylindre dé-chargeoir. Sur l’une des extrémités de celui-ci se trouve une